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Sarkozy

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 Auteurs maison 
le 08/03/2013
 

Mes chers petits, vous avez été encore nombreux à me demander de vous expliquer la saillie de Nicolas Sarkozy contre les homosexuels dans « Valeurs actuelles » le magazine des gens de valeur. Pour mémoire, l’ancien président de la République Française fanfaronnait en ces termes : « bientôt ils vont se mettre à quatre pour avoir un enfant. » Je le ferai bien volontiers mais je préférerais aujourd’hui vous parler du conclave qui se tiendra prochainement et où en ce moment même des ouvriers dressent des contreplaqués afin d’emmurer les prélats dans la chapelle Sixtine. Pour les petits enfants italiens, je leur conseille de larguer par la cheminée des centaines de boules puantes sur ces messieurs en carmin et peut-être, si quelqu’un le désire, de glisser un cocktail Molotov par cette même cheminée, ainsi tous ces camemberts croulants crèveront et Nicolas Sarkozy aurait enfin une chance d’être sacré pape à défaut d’être un sacré con - bien que ce ne soit pas incompatible. C’est tout pour aujourd’hui. Je vous embrasse.

 Espace collabo 
le 26/04/2012
 

Il faut parler des vrais sujets, ceux qui intéressent les vrais français, ceux qui ont un vrai travail et une fausse Rolex. J'aurais préféré éviter, tu penses, mais on m'a demandé une chronique « plus vraie ». (J'ai déposé une demande de certification d'authenticité ISO-5012 ainsi que pour une AOC, je vous donne des nouvelles). Les vrais sujets, donc. Ce qui intéresse le plus les vraies gens, d'après une estimation personnelle réalisée grâce à des années d'étude minutieuse de statuts Facebook, c'est : « ils annoncent plus chaud pour demain », suivi en deuxième position par « qu'est-ce qu'on mange ce soir ? ». Seuls les bobos du Boulevard Saint-Germain, ceux qui ont encore les moyens de se payer des enfants, placent en troisième position « mais qu'est-ce que c'est que ces notes ? » Et c'est pourquoi, je suis en mesure de vous l'annoncer en exclusivité, j'avais prévu de faire du poisson.

 Espace collabo 
le 27/11/2012
 

Je dis pas ça pour râler, mais Ueli Maurer va être élu président du Conseil fédéral. C'est un peu injuste. Parce que toi, là, qui me lis, tu es Français. N'essaie pas de nier : ça se voit. Et du coup, tu me compliques un peu la tâche. Si tu avais été Suisse, j'aurais écrit  "Ueli Maurer va être élu président" et ça aurait été une chronique vraiment hilarante. Les larmes aux yeux, tu aurais eu. Mais là, non. Je pourrais t'expliquer, mais ça prendrait des plombes. Je pourrais te laisser googler et revenir dans une heure, mais une vidéo de chat est si vite arrivée, de nos jours. Mais par exemple, entre autre énormités, il a dit que la place des femmes était à la cuisine, et je ne comprends pas comment on peut dire des choses pareilles alors que tous les grands chefs sont des hommes.
Du coup, pour m'adapter, j'ai décidé de parler de politique française, mais je n'ai toujours pas compris qui avait été élu président de l'UMP alors tant pis. Parlons météo.

 Espace collabo 
le 31/07/2012
 

Je vais beaucoup mieux grâce à la prise régulière d'Effexor 75, un anti-dépresseur qui vous fait voir la vie comme en 75, vous en avalez une pilule et hop vous vous retrouvez sous Giscard, il y a Claude François à la télé, Guy Bedos est jeune, Libération est de gauche, vos parents sont trentenaires, Sarkozy est inconnu, vous avez des rouflaquettes, Cabu est presque drôle, vous fumez des Gitanes sans filtre au cinéma, tout va vraiment beaucoup mieux.

 Espace collabo 
le 28/04/2012
 


Quand Sarkozy parle Le Pen par Mediapart " width="210">

Bouchez-vous le nez et ouvrez bien les oreilles en lançant cette vidéo réalisée par Simon Castel pour Mediapart : où comment un candidat aux abois reprend mot pour mot le discours frontiste - une fuite en avant pathétique et dangereuse, dont l'UMP aura bien de la peine à sortir indemne. Explosion en vue.

 Espace collabo 
le 18/04/2012
 
 Espace collabo 
le 17/06/2012
 

A l'orée du 2ème tour des législatives, la confusion était à son comble à l'UMP. Le Secrétaire général Jean-François Copé, au centre du tableau, a beau prendre la pose avantageuse qui lui est si naturelle, elle ne semble guère intimider son ennemi mortel, l'ex-Premier ministre, Fillon, qui brandissant son arme s'apprête à se jeter sur lui, à la faveur d'un moment d'inattention du jeune copéiste qui au lieu de faire sacrifice et rempart de sa personne, renoue les lacets de sa sandale. Il n'est guère plus rassurant d'observer, au second plan, trois écervelés brandissant des couronnes de laurier fanées dans la direction de l'ancien leader et timonier, le Président déchu, lequel s'en moque bien, ne cherchant qu'à se défiler en grimpant un rocher à l'aide de son sabre de bois en guise de piolet. Assis non loin du genou du Secrétaire général et central, on reconnaît un Xavier Bertrand dubitatif voire dépressif, à l'inverse du jeune militant, au premier plan à droite, qui esquisse un naïf entrechat. Ici ou là, dans la masse confuse d'une UMP désemparée, on essaie de se tenir chaud en s'embrassant, en s'étreignant, sans même oser jeter un regard vers les glauques profondeurs du tableau où le Palais Bourbon s'estompe dans la brume.

 Auteurs maison 
le 14/05/2012
 

Que le pouvoir se fait léger en période de transition. Vous n'aimez pas ces intérims, ces passations qui traînent en longueur ? Hollande et Sarkozy rangés côte à côte devant la tombe du soldat inconnu, l'impétrant pas encore là et le partant déjà presque totalement effacé ? L'Europe qui retient son souffle entre Grèce en sursis et confrontation franco-allemande ? On dirait que le pays est monté dans un ascenseur. Mais au lieu de s'y serrer avec un silence contraint, on se sent libéré, on profite de la parenthèse. Avant que les problèmes, passée leur semaine de vacances, ne nous reviennent de plein fouet dans la gueule. C'est le temps suspendu succcédant au suspense des élections. Tout flotte agréablement. On reste en apné, à la fois soulagé et emprunt d'une gravité qui nous rend plus présents les uns aux autres. Comme avant un accouchement. Comme si nous traversions une contrée hésitant entre la paix et la guerre. Sauf qu'on ne retient plus son souffle : tout s'est joué avec les élections et cependant rien n'a encore commencé. Alors profitons de ce bonheur provisoire, le bonheur du déjà plus et du pas encore. Immobile en plein ciel le caillou jeté en l'air reste un instant sans bouger avant d'être remangé par l'attraction impitoyable. Nous flottons dans une espèce d'apogée irréelle et détendue, où les perdants peuvent souffler et les gagnant encore rêver. Les seuls à paniquer, les seuls qui transpirent à grosses gouttes, ce sont les anciens et les futurs responsables qui voient le nombre des jours où se jouent leurs nominations potentielles (être recasé, être casé) se réduire implacablement. Mais nous, barbotons encore un peu dans l'illusion d'une mer de possibles. Toutes les voies semblent ouvertes à l'infini. Nous sommes à la croisée de mille chemins. Profitons-en. Jusqu'à demain mardi.

 
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