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père

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 Auteurs maison 
le 25/09/2013
 

J'ai commencé à collectionner des grains de riz de tous les pays et puis je me suis mis à collectionner les pays. J'en ai quatorze dont sept pays d'Afrique. J'ai la Roumanie en double que j'échangerais bien contre la Turquie. Je vais me mettre aux continents. Ca sera vite fait, les cinq continents. Ensuite je collectionnerai les planètes. Enfin, les univers. J'ai déja les boites pour les ranger par taille, du plus petit au plus grand univers. Quand j'en aurai assez de collectionner les univers, j'echangerai contre les albums de Tintin. L'essentiel pour un collectionneur, c'est de collectionner. Les puces. Les têtes de chat. J'en ai cent six. J'ai commencé une collection de têtes de ma mère et de têtes de mon père. J'en ai une de chaque. Peut être vais-je ouvrir ma collection aux têtes des parents des autres ? Ou peut être aux autres ? Je vais collectionner les autres. J'en ai trois dans le frigo. J'ai commencé une collection de cachets de toutes les couleurs. Tous les matins j'en ai une quarantaine. Bientôt, je collectionnerai les cellules de l'HP. J'ai ai déja une. Capitonnée. Je vais collectionner les capitons. J'en ai mangé la moitié, arrachés avec la bouche. J'ai avalé ma langue ! Mon bras ! Je collectionne les handicaps. J'ai coupé mes doigts de pieds. Dans l'aile B, un Chinois collectionne les timbres. Il en a deux. Un timbre français. Un timbre chinois. Ah ah ! Le pauvre con ! Moi je collectionne les Chinois ! Je les colle au mur avec ma langue ! J'en ai un milliard, que je vais échanger contre des Tintin. Les Tintin, j'en ai aucun. Tout le monde a des Tintin ! Moi pas. J'ai pas de Tintin ! C'est ça, je crois, qui m'a rendu fou.

 Vos chroniques 
le 18/06/2013
 

C’est un père rongé par la culpabilité. Thomas Renaud, 35 ans, vient d’avoir son premier enfant, un garçon, il y a quelques jours à peine. Alors que tout s’est déroulé comme prévu et qu’il devrait être aux anges, Thomas est en proie à un impressionnant sentiment de honte à l’égard de son fils, Baptiste. Ce qui devait commencer comme une paternité pleine d’amour et de bienveillance a été très vite vicié par l’embarras et la gêne quand Thomas a fait preuve d’une lucidité inattendue sur la qualité physique de son fils. Le tout jeune papa s’est alors lancé dans une course contre la montre en photoshopant l’intégralité des photos prises de son enfant pour tenter de cacher au monde entier le véritable

visage de celui qu’il dit « aimer plus que tout ».
Un cas rare
« Je sais pas comment font les autres pères mais moi je peux pas me voiler la face sur mon fils. Je l’aime mais il est moche et j’en ai honte…profondément », nous murmure Thomas pour ne pas réveiller son fils qui dort paisiblement dans la chambre à côté du salon. Les traits tirés et des cernes qui s’agrandissent à vue d’œil, l’architecte de 35 ans n’a pas dormi depuis deux jours à force de retoucher 24 heures sur 24 les plus de 300 clichés sur lesquels figurent son fils au physique « disgracieux comme un furet sous stéroïdes » selon les mots de Thomas.
Comment peut-on en arriver là ? Pour ce nouveau père, cela s’est joué très vite : « Passée l’euphorie de la naissance et du sacre de la vie, je me suis petit à petit rendu compte qu’il était objectivement pas si joli que ça. Sa tête est bizarre. On dirait un croisement entre un alien et un devant de Ford Escort. Et puis c’est apparu comme une évidence : mon fils est moche et je ne pouvais le montrer aux yeux du monde sous cette apparence. »
Thomas, avec l’accord de la mère, refuse alors toute visite, par honte. Mais le mal est fait, comme le font la plupart des parents, le couple a d’ores et déjà effectué de nombreuses photos de leur fils. Soit autant de preuves de la disgrâce visuelle de ce dernier. Instinct paternel ou simple conscience morale, Thomas prend alors les choses en main : « J’ai décidé de retoucher une à une toutes les photos de Baptiste. J’ai acheté Photoshop pour les nuls et je me suis attelé à l’ouvrage. J’en suis à 243 clichés retouchés. Au rythme de 45 minutes par photo j’espère terminer d’ici 3 jours, si je tiens jusque-là. »
Un amour évident malgré tout
Quand on évoque la possibilité de tout simplement supprimer ces photos compromettantes, Thomas se met en colère et réaffirme de vive voix l’amour qu’il porte à sa progéniture : « Je ne peux pas supprimer son existence. Je veux juste la rendre plus belle. Si j’avais le choix entre lui et un autre enfant je le garderais lui, mais je me précipiterais peut-être moins sur lui avec mon Canon 5D pour le mitrailler dans tous les sens », nous assure t-il avant de retourner frénétiquement sur Photoshop.
Le Gorafi
Illustration: Istock / UygarGeographic

 Vos chroniques 
le 08/02/2011
 

- Tu es nul Papa ! Ça fait deux ans que je ne crois plus à la p'tite souris ! Et ton déguisement il est moche.
- Mais ma puce, tu sais bien que Papa n'a pas assez d'argent pour s'offrir un beau déguisement... Il donne une grosse partie de son RSA pour payer la pension alimentaire de Maman.
- Si tu m'as pas acheté une toupie beyblade métal fusion de princesse, je reviens plus dormir dans ton studio un week-end par mois !

 Vos chroniques 
le 03/09/2010
 

- Des fois je les regarde jouer... Et, tu vois, j'ai fait trois enfants, comme mes parents. 
- Moi aussi j'en veux trois mais pas pour les mêmes raisons que toi. Je me dis que si j'en fais deux, et que j'en perds un... Et bien il ne m'en resterait plus qu'un ! 
Alors que si j'en fais trois et que j'en perds un, il m'en reste encore deux. 

 Vos chroniques 
le 27/06/2010
 

Nous ne sommes qu’en juin et ton moral en berne
Face au jeu malicieux de ceux qui nous gouvernent
Te fait déjà penser que pour le réveillon
Tes rejetons n’auront ni cadeau ni bonbon,
Que seuls de pauvres trous rempliront leurs chaussettes,
Que tu n’auras pour feu que quelques allumettes
Et que le seul sapin restant à décorer
Ce sera ton cercueil et ses quatre poignées.  

Arrête-là, veux-tu  et redresse la tête
Surtout pour ce qui est de préparer les fêtes.
Ne sais-tu pas, l’ami, que la nuit de Noël,
Avec tous ses présents et sa bonne nouvelle,
C’est l’arnaque du siècle et le baise couillon
Le plus élaboré pour prendre ton pognon ?
Si tu crains de sombrer au cœur de la tourmente
Ne va pas te mêler aux masses consommantes.
Il y a des moyens pour remplir une hotte
Qui ne coûtent pas plus qu’une boite de crottes.  

Surtout pour ce qui est des tout petits enfants,
Je veux parler de ceux qui ont moins de trois ans.
Dis-toi bien que ceux-là ne savent pas du tout
Si Noël est en mai, en décembre ou en août.
C’est donc quand tu le veux, si tu veux bien le faire
Et il en va de même à leur anniversaire.
Et si pour eux quelqu’un te donne des étrennes
Tu les mets dans ta poche et puis tu les fais tiennes.  

A partir de trois ans et disons jusqu’à sept
Si tu ne donnes rien, ils te feront la tête.
Alors n’hésite-pas, vas-y le cœur en liesse,
Rends leurs allègrement le menu de leur pièce ;
Tableaux de grains de riz, cendriers de Saint-Jacques
Poupées de mie de pain ou colliers de pâtes.  

Pour les plus grands, ma foi, tout est dans l’emballage
Et dans la marque aussi. Ce qu’il faut pour leur âge,
C’est un logo connu qu’ils pourront exhiber.
Dans ce goût tout est bon et rien n’est prohibé.
Passe chez Emmaüs et pique une étiquette
Recouds là bien en vue sur une autre liquette
Et ne t’affole pas à cacher l’origine
Grande marque ou chiffon tout est cousu en Chine.

 Vos chroniques 
le 18/12/2010
 

– Mon père était originaire de "Papa Westray" une petite île au Nord de l'Ecosse. Dans le village de pêcheurs où il est né, la tradition veut que lorsque tu deviens père de famille, tu te laisses pousser la barbe uniquement sous le menton, pour marquer ton appartenance à la communauté. Par cet acte, tu affirmes ton adhésion aux valeurs qui en découlent. Cette coutume se transmet de génération en génération. 
– Oh la honte ! (Eclat de rire) C'est complètement grotesque... Et en plus, c'est moche !

 Auteurs maison 
le 25/08/2010
 

Maman
Toi qui fesa chier
Comme personne
Reçois ce bouqit
De croquette
Ma mamoche
Toi qui m'accouchus
Dans le pipi
Reçois mon amoureux
Dans ton coeurpulecrotte
Mamar
Foute toi guele dans scalier
Clate ton gueule
Mamicrasse
Moi si trouste
Penser jeunisse
Mamir
Arrêter buvre
Dans le cafio
Ru des Alcoolios
Le mauvase pinor
Que papa bibina
Avant crevu
Comme un chioti
Dans l'merdichon
De d'vie
Mamarmoche
Crève ti d'suite
Et fa pas chio
Ton fils
Qu'a va fini
En garde à vue
Commissario
De Arras
Dans chnord
Qui pleutasse
Merde qui pisse
Depis mi lans.

 Confs & Perfs 
le 10/02/2014
 

Une conférence de Myriam Illouz
"À l'occasion du centenaire de la sortie de Totem et Tabou de Freud, je vous propose de prolonger notre réflexion sur hyper-modernité et psychanalyse. Ce sera pour nous l'occasion d'interroger le pivot de la théorie psychanalytique : la prohibition de l'inceste. Est-elle toujours d'actualité dans la traditionnelle triangulation d'une mère, un père et un enfant ?"

Durée : 01:23:05
Enregistré le 30 janvier 2014 dans la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point

 Vos chroniques 
le 26/12/2012
 

Une demi asperge flotte à la surface du jour
Un chien noir creuse le ciel pour y planquer une carcasse de dinde
Les clochards sont contents ils ont de nouveaux cartons playmobil pour construire leurs maisons
Quelqu'un a vomi du chocolat sur mes souvenirs
Nous avons assez de sucre pour faire exploser l'Amérique
Un chasseur ivre tire sur les flocons de neige
Où est passée la pièce huit cent sept du char d'assaut de notre émerveillement ?
J'ai vu un enfant s'endormir dans la charogne multicolore d'un dinosaure
Tigrou prend trop d'amphétamines
Je suis pour que les lutins montent un syndicat
Quelqu'un jette des bouteilles à la mer mais il n'y a pas de mer
J'ai un sapin qui pousse à l'intérieur
Il n'y a pas de garantie contre la connerie
Qui se souvient de ce que nous avons fait du père Noël ?

 Piste d'envol 
le 11/10/2010
 

La Trinité n'a jamais existé.


Ils étaient quatre: le Père, le Fils, le Saint-Esprit et l’Huile d’Arachide. C’est pour cela que Jésus pouvait marcher sur l’eau.

 Auteurs maison 
le 16/07/2010
 

Le bébé
Dans le ventre de sa mère
Entend le père ronfler

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point