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Jean-Marie Gourio

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 Auteurs maison 
le 12/05/2013
 

J'ai mangé un cerveau
On m'a mis en prison
A midi à la cantine
On avait de la cervelle
Je n'y comprends rien
J'ai mangé une jambe
On m'a remis en prison
A midi à la cantine
C'était encore de la cervelle
Je n'y comprends rien.
Qui faut-il tuer ?
Qui faut-il découper ?
Quels bouts faut il manger ?
Pour avoir des frites à la cantine ?

 Auteurs maison 
le 28/04/2013
 

" La Mouette " de Tchekhov est en fait un Goéland.
On nous prend pour des pigeons ! "
Les Misérables " de Victor Hugo, sont en fait des gens très riches qui ont trois magasins de coquilles Saint Jacques sur le Boulevard Saint Germain.
Que des Saints !
" Le Grand 8" de la Foire du Trône fait un 9.
"Des souris et des hommes" de Steinbeck, il n'y a en fait qu'une souris pour deux hommes. "
Le boa constrictor" ne l'est pas, il est colérique. "
Le ver à soi", souvent, fait du nylon.
Non ! non! non !

 Auteurs maison 
le 13/04/2013
 

J'ai vu une alouette posée sur un éléphant
Soit c'était pas une alouette, soit c'était pas un éléphant
J'ai vu Dieu vendre des fraises au bord de la route
Soit c'était pas Dieu, soit c'était pas des fraises
J'ai vu un truc sous le buffet
Soit c'était pas un truc, soit c'était pas un buffet
J'ai eu soudain un doute
Soit j'ai rien eu, soit c'était pas un doute
A force de douter, on se demande !
Soit c'est encore autre chose
On ne saura jamais
Quoique
Doutons
Il en sortira toujours quelque chose
L'enfant du doute, comme on dit
Et encore c'est pas sûr.
En tous les cas, c'est comme ça !
Après on verra.

 Auteurs maison 
le 29/03/2013
 

J'ai mesuré ma bite
Elle fait 132 mètres
J'ai dû me tromper
J'ai mangé ma grand-mère
Le meilleur c'est le blanc
J'ai dû me tromper
Je suis mort hier
Aujourd'hui ça va mieux
J'ai dû me tromper
Qui ne se trompe pas
Jamais je ne me trompe
J'ai dû me tromper

 Auteurs maison 
le 26/03/2013
 

J'ai vu une soucoupe volante
Ronde
Et puis j'ai vu une tasse volante
Ronde
Et puis une petite cuillère volante
Tordue
Et puis le sucre qui volait
Et puis les biscuits qui passaient
Verts de colère nous étions
A nous insulter
Maryse et moi !
Ce jour ou nous buvions le thé
Sur Mars
Chez les Bradbury.

 Auteurs maison 
le 22/03/2013
 

J’aime bien les rues quand y’a du monde
J’aime bien le monde quand y’a du monde
J’aime bien les gens quand y’a du monde
J’aime bien quand y’a.
Quand y’a quoi ?
Un clown dans le cirque.
Un chat dans le bar.
Un bar dans le bled.
Un bled dans le champ.
Un plouc dans le champ.
Du vin dans le plouc.
J’aime bien quand y’a.
Quand y’a quoi ?
J’aime bien quand y’a !
Après y'a chaque fois y'a plus !
Y'a plus de monde.
Y'a plus de gens. y'a plus de cique y'a plus de clown Y'a plus de chats.
Y'a plus de plouc
Y'a plus
J'aime bien quand y'a les gens vivants
Qui rient on voit les dents

 Auteurs maison 
le 05/05/2013
 

Un voisin m'a vu tuer ma femme, j'ai dû tuer le voisin.
Le facteur m'a vu tuer le voisin, j'ai dû tuer le facteur.
Une voisine m'a vu tuer le facteur, j'ai dû tuer la voisine.
En tuant la voisine, je me suis vu dans la glace, j'ai dû me tuer.

 Auteurs maison 
le 19/04/2013
 

Le matin je me lève
Le soir je me couche
Je serais le soleil
Que ça m'étonnerait pas
Des fois je monte
Et des fois je descends
Je serais l'océan
Que ça m'étonnerait pas
Des fois je passe vite
Des fois je passe lentement
Je serais le temps
Que ça m'étonnerait pas
Des fois je suis seul
Des fois je suis pas seul
Je serais un chat
Que ça m'étonnerait pas

 Auteurs maison 
le 28/03/2013
 

Freud n'est pas mort, il habite le petit Clamart. C'est Jung qui me l'a dit, qui habite lui aussi le Petit Clamart. A côté de chez Nietzsche, qui vit dans le même immeuble que Bachelard. J'ai voulu savoir pourquoi tous ces illustres pas morts habitaient le petit Clamart. J'ai téléphoné à une agence immobilière. Les prix sont raisonnables, par rapport à ce qui se pratique dans les autres villes de la grande couronne. Kant paie 600 euros pour un soixante quinze mètres carrés au dessus de chez Marx qui ne paie lui que 400 euros. C'est vrai qu'à ce prix là, c'est intéressant. Et ça, les philosophes le savent, que "l'intéressant vaut le détour" eux qui sont loin d'être idiots en la matière. Kant n'a -t-il pas écrit, " 2000 euros pour cinquante mètres carrés, faut pas nous prendre pour des buses ! " chez Arléa. Merci à l'Agence Platon de nous avoir dévoilé ses prix.

 Auteurs maison 
le 25/03/2013
 

Pour faire cuire des larmes
Il faut les dessaler
Vingt quatre heures dans l'eau froide
Vider l'eau, deux fois rincer
Plonger les larmes dessalées
Dans un bain d'eau qui bout
Les larmes à gros bouillon
Chantent, pleurent et embuent la maison
Faites cuire jusqu'à ce qu'elles ne pleurent plus
Ce sont des larmes de la nuit, du matin
Coriaces
Coupez la flamme, les larmes retomberont
Servez-les dessalées
Avec quelques croutons
En regardant la télé
Les informations

 Auteurs maison 
le 18/03/2013
 

- C'est pas la peine de mettre des étoiles dans le ciel si c'est pour regarder par terre ! En même temps, c'est pas la peine de mettre une terre pas terre si c'est pour regarder dans le ciel ! En même temps, c'est pas la peine de mettre un ciel dans le ciel pour regarder par terre ! En même temps, ça sert à rien de mettre un ciel dans le ciel ! En même temps, ça sert à rien de mettre une terre par terre !
- Mais ta gueule !
- T'as raison, je vais me recoucher ! Par terre ! Pour regarder le ciel ! Tant qu'il y aura une terre ! Tant qu'il y aura un ciel ! Je me coucherai par terre ! Pour regarder le ciel !
- Mais arrête de gueuler !
- Quoi la raison ?
- T'as réveillé la terre et tu fais chier le ciel !
- M'en fous !
- Crève gueulard !
- Je vais me coucher sous la terre ! Trucidé ma grande gueule ! Je mangerai de la terre ! Je verrai plus le ciel !
- Ne meurs pas mon ami !
- Trop tard !
- Moi j'aimais bien comme tu gueulais avec ta gueule !
- Fallait le gueuler avant ! ma langue est aux fourmis.

 Auteurs maison 
le 25/10/2012
 

Je voulais rentrer tôt, parce que j'avais du travail. J'avais bu quelques verres avec Van Gogh, qui ne me paraissait d'ailleurs pas tout à fait dans son état normal. Nous avions mangé une viande à l'hypopotamus, pardon pour les fautes, et Van Gogh, après avoir bu le kir à la mûre offert par la maison, commença à me faire chier, mais grave. Lui, en qui j'avais confiance, avec qui nous avions parlé un soir de Picasso, me  paraissait gentil, un peu comme Marguerite Duras, quand elle ne boit pas de gin. Après la septième 
bouteille d'un vin très honnête, je me dis que ce con-là n'allait pas me faire chier toute la nuit à parler d'Auvers-sur-Oise, le dernier endroit où il buvait sans payer. Je me décidais à téléphoner à Théo, qui me passe Bettencourt, la vieille qui ne paye pas ses impôts.  Elle était assise à côté de lui, près du téléphone. La vie privée des génies de la peinture ne nous regarde pas. J'en parle à Bernard Tapie, qui me dit, ne t'emmmerde pas avec Van Gogh, ça vaut de la merde. J'ai réfléchi à tout ça. Dimanche midi, je me suis pendu. De toute façon, c'est mieux. On avait de la famille à table.

 Auteurs maison 
le 02/05/2013
 

Chaval nous a expliqué que les oiseaux sont des cons.
Pas du tout.
Le merle est con, mais la mésange a de la conversation.
Le pivert est con, mais la poule d'eau a de l'instruction.
Le geai est con, mais le rouge gorge tient souvent de bons raisonnements.
Moi je défends les oiseaux pour contredire Chaval, mais au fond, je m'en fous.
De toute façon, les plus cons, c'est les chevaux.

 Auteurs maison 
le 15/04/2013
 

Vingt quatre images seconde
Pendant cinquante ans
C'est long la vie comme film
Moi je sais pas si je vais rester
Je vais aller me promener
Boire un verre dans un café
Vingt quatre verres à la minute
C'est un film que je connais
Le héros finit bourré
Vingt quatre heures en garde à vue
A débourrer seul et tranquille
Comme dans un film muet

 Auteurs maison 
le 03/04/2013
 

Peut on rire de tout ?
Oui
Peut on pleurer de tout ?
Ah ça, je ne sais pas.
Peut on manger de tout ?
Houla non, sutout pas !
Peut on aimer tout ?
Bien sûr que non, il faut choisir !
Peut on savoir tout ?
Impossible !
Finalement, à part rigoler de tout comme un con, vous ne savez rien faire !
Rien faire, je le fais tout.

 Auteurs maison 
le 27/03/2013
 

Un alexandrin fait douze pieds
Pour aller où ?
Au bout de ligne !
C'est pas beaucoup !
J'ai vu un alexandrin dans le train
Douze pieds sans chausettes
Qui partait à cassis
Qui n'aimait plus Paris
Trois pieds puaient Verlaine
Neuf pieds puaient Villon
Il m'a insulté, gros con, même pas douze pieds !
Une insulte en deux pieds
Minuscule vertige
Pauvre sire
Qui partait sur la côte.
La lourdeur des poèmes est moins triste au soleil

 Auteurs maison 
le 05/11/2012
 

Un apéritif
Se boit
L'un après l'autre

 
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