Extension du domaine du
rond point
Publié le 16/10/2012

Espace collabo

 

Thierry Noellec


Depuis toujours scribouilleur en amateur, je consacre mon temps libre à écrire des romans noirs impubliables (et d'ailleurs non publiés) et à écrire des billets où l'humour potache et trash s'amuse de la médiocrité du monde. Ce qui me convient bien car on ne parle jamais aussi bien que de ce que l'on connait bien.
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La S.P.A. au service de la famille

"- Ah la la, qu'est-ce que je suis contente depuis que nous avons ce chien ! Au moins papa ne passe plus ses nerfs sur maman quand il est en colère. C'est quand même moins douloureux pour elle.

- Tiens donc... ça semble une bonne idée pour notre couple également ce chien... Qu'en penses-tu ma chérie ?

- Oh, je suis bien d'accord. Surtout qu'en ce moment j'ai beaucoup de mal à cicatriser."



 Espace collabo 
le 08/03/2011
 

"Le féminisme est un beau mouvement pacifique, qui n'a jamais tué personne, alors que le machisme tue tous les jours."
Benoîte Groult

 Espace collabo 
le 04/04/2011
 

Souvenez-vous, en 1971 paraît dans le Nouvel Observateur « Le manifeste des 343 », vite rebaptisé suite à un dessin de Cabu « Le manifeste des 343 salopes ». En signant cette pétition, ces femmes ont eu le courage d’avouer qu’elles se font fait avorter et réclamaient l’avortement libre. La suite, on la connaît. L’avortement est légalisé en France en 1975 avec la loi Veil. Ce succès me conduit aujourd’hui à imaginer un nouveau sursaut, en faveur cette fois de l’officialisation de la connerie féminine. A l’heure où ma conne sœur chroniqueuse radio Sophia Aram connaît le grand bonheur de se faire publiquement traiter de petite conne par un con frère pour avoir elle-même traité de gros cons sur les ondes les électeurs du bas Front National, trop de femmes végètent encore contre leur gré dans une connerie cachée.    
Je lance donc l’appel suivant, inspiré de son illustre modèle : « Un million de femmes se font traiter de connes dans l'ombre ou en petit comité chaque heure en France. Elles subissent cela dans des conditions inconfortables en raison de la clandestinité dans laquelle cette insulte opère alors que celle-ci, claironnée à haute voix et sous contrôle verbal, est des plus simples et des plus efficaces. On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir été conne, l’être encore aujourd’hui, et sans doute demain. De même que nous réclamons le libre accès à l’éducation, aux moyens intellectuels et financiers ainsi qu’aux sphères de pouvoir, nous réclamons la connerie libre. »
Et, comme aurait dit Kennedy, s’il avait été femme : Ich bin eine Konne !
Merci de transmettre votre signature à la rédaction, en vue d’une publication à la con, pardon, à la conne.

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point