Extension du domaine du
rond point
Publié le 26/09/2012

Espace collabo

 

Clio Verrin


Niche sous les toits de Paris
Passe le plus clair de ses journées dans les théâtres
Traîna un temps ses guêtres à l’Ecole du Cirque
Prend souvent la ligne 13 en ce moment
Déteste l’hiver
Adore le camembert
Porte régulièrement une casquette de Jules et Jim
Migre, l’été venu, au Festival d’Avignon
Aime les rencontres improbables
N’aime pas trop parler d’elle à la troisième personne

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A l'Origine

Elle avait accepté tout de suite ; elle n'avait pas pour habitude de dire non aux génies qu'elle rencontrait. Bien sûr, cela devait rester entre eux. Elle s'était quand même confiée à sa marraine, qui était fée, et celle-ci l'avait encouragée. « On ne verra pas ton visage » lui disait Gustave, mais ce n'était pas son visage qui lui posait un problème. Elle éprouvait un curieux sentiment de joie, et de crainte, bien qu'elle eût toute confiance en lui. C'était tellement excitant ! Personne n'en saurait jamais rien, même pas son père, surtout pas son père ! Et c'est ainsi que Peau-d'Ane posa pour "L'Origine du monde".

 Espace collabo 
le 16/07/2012
 

Vulgarisation scientifique : c'est un putain de chercheur qui fait des recherches à la con dans un laboratoire de merde.

 Espace collabo 
le 05/09/2010
 

Les grands écrivains dotés d’humour se sont souvent réjoui des situations incongrues où leur supposée vanité d’auteur était susceptible, par la réflexion d’un inconnu, d’être dégonflée -pssschit !- comme ballon de baudruche.
Parmi eux, Jules Renard ou Albert Camus qui se délectait souvent dans un large sourire de raconter pareilles mésaventures. Ainsi de ce couple qui insistait pour se faire photographier à ses côtés parce que c’était Camus –« Oui, là-bas, Camus ! » et qui était reparti presque fâché, lorsqu’il avait découvert que ce n’était pas Marcel, le cinéaste d’Orfeu Negro. Un écrivain ? Ils n’en avaient jamais entendu parler et ils n’en avaient cure. Le jardinier de Lourmarin, où Albert Camus, déjà prix Nobel, avait acheté une maison, ne comprenait pas non plus qu’il puisse, en noircissant des pages, gagner sa vie. « Et pour la gagner, lui demanda-t-il un jour, vous écrivez toutes les conneries qui vous passent par la tête ? » Cela, pour lui dépassait l’entendement. Et le brave homme de hocher la tête d’incrédulité. Autre fois : un gendarme qui arrêta l’auteur de L’Etranger pour usage de klaxon intempestif, observant ses papiers d’identité où il lut la mention « écrivain », s’enquit : « Vous faites dans le roman noir ou dans le roman rose ? » « Un peu des deux », répondit Camus dont l’œuvre est d’ailleurs empreinte d’un humour savamment ironique.
Ps : pour ma modeste part, tandis que je végétais, en compagnie de mon ami, devant une pile de livres quasi-inentamée lors d’un petit salon littéraire, une femme s’arrêta à ma hauteur. Mince espoir… « Votre nom me dit quelque chose… » Elle se gratta la tête, dans l’espoir de convoquer un souvenir. Il lui revint. «Ça y est : c’est le nom de mon proctologue ! » Elle s’en fut, contente de ce rappel et de sa mémoire intacte.

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point