Extension du domaine du
rond point
Publié le 17/09/2012

Espace collabo

 

Le Tampographe Sardon


Le Tampographe ne fabrique jamais de tampons sur commande. Il n'aime pas les artistes, il s'intéresse pas à leur travail, il n'a aucune curiosité pour les merdes qu'ils produisent généralement, s'il pouvait il les emploierait volontiers à goudronner les routes, curer les fossés, vider les poubelles ou creuser le canal Seine-Volga.

Son site : http://le-tampographe-sardon.blogspot.com/
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Lecture tampographique à la Librairie du Rond-Point

Jeudi 20 septembre, la librairie du théâtre du Rond-Point organise une lecture et une dédicace de mon dernier livre. C'est l'excellent comédien et pataphysicien Milie Von Bariter qui lira.

Il y aura aussi une exposition* de mes boulots. On boira du vin blanc du Bordelais au début, et quand on aura tout bu on ouvrira du gros plant duy Pays Nantais qui fait des trous dans le ventre.

C'est à partir de 18h30 et jusqu'à 21h mais la lecture en elle-même commencera à 19h pile et durera une vingtaine de minutes. On ne fait pas trop long, histoire d'avoir le temps de picoler et de signer quelques livres.

PS : le Tampographe se réserve le droit d'être désagréable avec les emmerdeurs.

 

* L'expo dure jusqu'au 20 octobre du mardi au vendredi de 11h à 23h, le samedi de 15h à 23h et le dimanche de 14h à 18h

 



 Espace collabo 
le 04/10/2012
 

J'ai rencontré mon « désaltère-ego » Jean-Pierre Bouyxou, dit également le rossignol tyrolien (car il imite volontiers Luis Mariano au beau milieu des grands messes), sur les barricades de mai 68.
C'est à lui qu’on doit le fameux tract anarcho-enragé « Crève, salope ! » et l'invention en 1966, à Bordeaux, du personnage du puits de science hurluberlu Georges Le Gloupier, auteur présumé d’une Vie sexuelle des hannetons en argot, qui aurait stupéfié l'Académie des sciences, et entarteur à ses heures de pompeux cornichons illustres. C'est d'ailleurs Jeannot-Pierrot (et non moi même) qui a fricassé en poignants alexandrins paulderoulèdiens l'impitoyable Ode à l'attentat pâtissier (1981) que les principales gloires culturelles du jour ont trouvé à l'époque dans leur boîte aux lettres.
 
« Il me semble évident, pour abattre la bête,
Qu'il faut soigneusement la viser à la tête.
Il est donc décisif que les prioritaires,
Parmi tous les gredins qu'il faut jeter à terre,
Soient ceux qui voudraient bien penser à notre place.
De les tuer d'abord, ceux-là, ayons l'audace
En leur flanquant des coups plus forts que ceux d'Hercule
Des coups sans rémission : des coups de ridicule. »
 
Les innombrables écrits du grand garnement, de La Science-fiction au cinéma (1971, 10/18) à L'Aventure hippie (1992, Plon, avec Pierre Delannoy), en passant par Les Clystères de Paris (1981, Brigandine, signé Georges de Lorzac) et le feuilleton Branquignols, corniauds, stooges et nigauds. Petite histoire des teams comico-ringards paru dans la Revue du cinéma (1986-1987), contiennent tous des appels tordboyautants à la guérilla loufoque. Ses films aussi. Á commencer par Entrez vite…vite je mouille !, le long métrage porno le plus anarchisant jamais tourné dans lequel un vieux PDG à qui de jeunes friponnes taillent des trompettes à la neige transmute tout à coup sous le choc son usine d’objets pieux en fabrique de poil à gratter, dont il fait don à ses ouvriers.
 
Mais c'est dans L'Apologie du terrorisme burlesque (1981), une des poutres maîtresses de mon Anthologie de la subversion carabinée (L'Age d'Homme), que le galapiat Bouyxou s’est le plus déchaîné. Il y propose, notamment, de jeter sur les terrains de foot pendant les grands matchs « autant de ballons pirates qu'il y a des joueurs », d'« interrompre les pièces de théâtre pour virer de la scène les personnages antipathiques » et prendre leurs places, de « dérober du papier à en-tête aux partis politiques et aux organisations syndicales pour envoyer aux médias en leurs noms les déclarations les plus incongrues, farfelues et obscènes », et de « se déguiser en diablotins lubriques pour escalader nuitamment les murs des couvents » ».
 
Si tout ça vous donne envie de vous dévergonder tant soit peu avec Jean-Pierre Bouyxou, ça tombe bien, je vais vous laisser en sa compagnie. Car c'est lui qui va vous narrer le happening iconoclaste de soutien aux Pussy Riot que nous avons improvisé ensemble le dimanche 23 septembre 2012 dans une église orthodoxe de Toulouse de mèche avec le redoutable enyaourtheur grec Yannis Youlountas, quelques clowns activistes et une vingtaine de guillerets mécréants de la région et d'ailleurs.
 
Religions : au pilon ! par Jean-Pierre Bouyxou
 
Ce dimanche 23 septembre à 10 h 15, l'office du matin a été interrompu, à l'église orthodoxe Saint-Nicolas de Toulouse, par un groupe d'une trentaine de joyeux drilles. Les perturbateurs ont fait irruption dans l'édifice religieux aux cris de « libérez les Pussy-Riot ! » et de « Poutine aux latrines », en référence aux musiciennes du groupe rock Pussy Riot, récemment condamnées à deux ans de camp de travail pour avoir entonné une chanson contre Poutine pendant une messe à la cathédrale de Moscou. Devant les fidèles médusés, les trublions de Toulouse ont également scandé divers slogans : « Religion piège à cons ! », « Jésus Christ au pilori ! », « Mahomet pouët-pouët ! », « Bouddha caca ! » et « Jéhovah te faire enculer ! » On remarquait parmi ces facétieux perturbateurs, quatre collaborateurs assidus de Siné Mensuel : Noël Godin, Jean-Pierre Bouyxou, André Langaney, Yannis Youlountas de passage dans la Ville rose à l'occasion du festival du film grolandais. Eux et leurs compagnons d'émeute ont été accueillis dans l'église par un service d'ordre musclé, mystérieusement prévenu de leur visite, qui leur a distribué en guise d'hosties, quelques gnons et coups de pieds d'une violence assez peu… orthodoxe !
Mais ils ont fait front sans se démonter, ni cesser de lancer des slogans, et ont pu se replier sans casse en criant : « Anarchie vaincra ! »
Les flics, arrivés sur les chapeaux de roues après la bataille, ont bien rigolé en contrôlant leur identité.
Les responsables de l'église ont l'intention de déposer plainte, mais les fauteurs de troubles s'en foutent : ils espèrent que leur exemple encouragera d'autres vauriens à les imiter.





 
Noël Godin et ses amis taquinent les Popes... par Gloupgloup31100

 Espace collabo 
le 29/05/2011
 

"Orgueil, poursuite et décapitation (comédie hystérique et familiale)"
pièce de notre chroniqueuse Marion Aubert, mise en scène Marion Guerrero
Celle ou celui qui se vantera le plus éhontément recevra deux invitations pour le spectacle dingo de la Cie Tire pas la Nappe, le   samedi 4 juin à 21h – offertes par le Théâtre du Rond-Point.
Le vainqueur verra son autodithyrambe publié à la Une de ventscontraires.net, comme il se doit. Tous ses adversaires seront décapités.
Cliquez sur le lien "Nous contacter" en bas de page, et lancez-vous l'autolècheculisme éhonté,  cirez vos propres pompes, envoyez votre autoportrait flagorneur à ventscontraires.net ! Vous pouvez y ajouter votre portrait en Napoléon, en Bernadette Chirac, en majesté, en pyjama etc.
Conseil de la rédaction : avant de vous mettre à la besogne, mesurez l'ampleur orgueilleuse de Georges Fourest en écoutant sa "Négresse blonde", lue par Michel Fau
C'est pas de la chouette promo, ça ?

 Espace collabo 
le 28/12/2012
 

Soucieux de se redynamiser sur le marché des sites de rencontres sur Internet, « Meetic » a présenté ce jour sa nouvelle charte. Désormais, les célibataires qui refuseront jusqu’à trois offres « sans raison » et « sans motif légitime » seront exclus du site. Une nouvelle qui ne fait pas que des heureux mais que la société défend dans un but de redonner des couleurs à un marché saturé et en manque d’expansion.
Des célibataires « trop fainéants »?
Face à la concurrence des sites de rencontres de célibataires, « Meetic » a décidé de frapper un grand coup. Débordé par « Adoptunmec« , par des sites de rencontres pour « célibataires exigeants » ou même des sites pour adultères, le site a décidé de donner un coup de fouet à sa politique. Désormais, le célibataire qui refusera plus de trois offres « sans justification » pourra être exclu « de manière temporaire ou définitive » du site.
« Nous constatons une certaine fainéantise dans la recherche » selon Julien Prozet, directeur commercial. « Cela touche surtout les hommes, dans une grande majorité. Ils ont tendance à zapper ou refuser des offres de célibataires qui sont tout à fait viables pour se concentrer sur des personnes qui de toute évidence ne correspondent en rien à ce qu’ils recherchent. » Avec cette nouvelle offre, le célibataire devra réduire son champ de recherche et se montrer moins gourmand, avec le risque d’accepter quelqu’un qui ne lui plaira pas forcément.
« Pour nous c’est une très bonne chose. Nous sommes les premiers à mettre ce système en place et les autres sites suivront cette politique » continue Julien Prozet. Mais cette gestion très comptable ne va-t-elle pas à l’encontre du sentiment amoureux ? « Pas du tout, nous voulons juste que certains cessent d’idéaliser des relations avec une personne pour qui cela ne sera pas réciproque et ventiler la base d’inscrits sur le site. »
Entre clients surpris et rassurés
Les premières réactions ne se sont pas fait attendre. « On a un peu l’impression d’être du bétail » rétorque Benjamin*, utilisateur régulier du site depuis plusieurs années. « Bien sûr qu’on refuse des offres, on cherche quelqu’un qui nous plaît avant tout. » Selon lui, le site de rencontre fait fausse route. « Quand on vient sur ce site on cherche quelqu’un d’unique, pas quelqu’un à tout prix« .
Tous les clients ne partagent pas cette avis. Justine*, 51 ans,  inscrite elle aussi depuis plusieurs années, désespère de ne pas trouver « l’homme idéal » et pense que ces nouvelles conditions vont enfin changer les choses. « Ma fiche est souvent refusée, parfois sans aucune raison. Désormais, je me sens enfin à chance égale, j’espère rencontrer quelqu’un très vite« .
Dans l’immédiat, les sites de rencontres concurrents n’ont pas souhaité commenter cette nouvelle politique mais pour beaucoup une brèche est ouverte, dans laquelle d’autres risquent de s’engouffrer.
(*) les prénoms ont été changés.
Le  Gorafi

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point