Extension du domaine du
rond point
Publié le 03/09/2012

Espace collabo

 

Jean-Michel Helvig


Journaliste longtemps fournisseur exclusif à Libération avant de diversifier ses livraisons (La République des Pyrénées, Le Républicain Lorrain, Mediapart), a ouvert une succursale dans l’édition où il a proposé divers ouvrages à caractère notoirement politique, dont un « Bêtisier raisonné de la campagne 2007 » (Robert Laffont) qui est loin d’avoir épuisé le sujet.
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« Je ne veux pas faire le concours de celui qui fait pipi le plus loin. »

Nathalie Kosciusko-Morizet, Le Lab/Europe 1, 21 août 2012

Comme elle le reconnaît volontiers, à ce petit jeu Nathalie Kociusko-Morizet n’est pas la mieux appareillée pour une grande performance. Mais voir les garçons qui sont ses rivaux dans la course à la présidence de l’UMP, exhiber leurs membres – il faut 8000 signatures d’adhérents pour être parrainé  à la candidature – la ferait plutôt pisser de rire.  Adepte d’une « troisième voie » dans son parti, entre ces deux grosses « vessies » que sont François Fillon  et Jean-François Copé, la députée-maire de Longjumeau ne se prive pas d’épancher sa féminitude sur la voie publique. Pourtant, celle qui ne veut pas faire rimer candidate et prostate, n’est pas du genre à baisser les yeux dans la cour de récré. Les gros balèzes qui se la pètent manteaux de cuir et crânes rasés, elle en fait du petit bois. Patrick Buisson, l’éminence brune du ci-devant Président, en sait quelques chose. Elle se l’est cueilli à la sortie des urnes et l’a renvoyé à ses incontinences maurassiennes. Cependant, NKM n’est pas exempte de contradictions métaphoriques puisqu’on lui prête bien peu de considération pour les idées de l’UMP qui…ne pisseraient pas loin. Surtout dans le domaine de l’écologie, son terrain de prédilection, là où il ne faut pas venir la faire….disons suer. On lui attribue des ambitions présidentielles à l’horizon 2017, alors de méchantes langues prétendent qu’elle ne se sent pas pisser. Que des jaloux !

 Espace collabo 
le 17/12/2011
 

Diogène de Sinope (Sinope v. 413 ? Corinthe, v. 327 av. J.-C.), de notre belle lignée de clochards célestes, je décide qu'il est le premier. Diogène le cynique, le clochard philosophe, ami des chiens et penseur pervers-pépere du monde antique. Notre père à tous. Habitant du tonneau et des rues de Sinope, d'Athènes et de Corinthe. L'homme qui n'avait besoin que d'une écuelle pour vivre, jusqu'au jour où il prit exemple sur un enfant pour jeter l'écuelle et boire avec ses mains. L'homme qui fut vendu comme esclave en déclarant : Je sais gouverner, vendez moi à quelqu'un qui cherche un maître. L'homme qui tournait au ridicule chaque démonstration platonicienne. Mille anecdotes à son propos. Une légende. Subversif. Méchant. Insolent. Drôle. Interlope. Libre. L'homme qui se masturbait dans la rue. L'homme qui voulait qu'on jette son cadavre à l'égout et qui volait leurs os aux chiens. Le clochard qu'admiraient les empereurs. Un jour Alexandre le Grand va à sa rencontre : Demande moi ce que tu veux je te le donnerai et Diogène de lui répondre : Ôte-toi de mon soleil !

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point