Extension du domaine du
rond point
Publié le 26/08/2012

Espace collabo

 

Vincent Lecoq


En attendant de boucler le définitif Manifeste du Groovyfunkisme, je m’occupe en bricolant, bidouillant, gribouillant et griffonnant. Le reste du temps, je gricole, gridouille, briffonne et bibouille. Parce qu’il faut bien manger. Mais je n’en suis pas fier. Enfin, si, parfois. Pas trop. Mais un peu quand même.

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Mon père ce héron



 Espace collabo 
le 14/03/2012
 

J'entends des applaudissements. Cela signifie que la troupe des Brentano's vient de faire son entrée sur scène. Quel beau succès que le leur. De Paris à Sidney, de Moscou à Montevideo, et même en Russie ou en Australie, des stades entiers se lèvent pour les acclamer. Oh mais bien vite, je l'entends, le silence retombe dans la salle. Le numéro des Brentano's commence. Chut. Ne troublons pas l’atmosphère d'intense attention qui fait palpiter d'un rythme unique les cœurs des spectateurs. À chaque fois, c'est pareil. Tout le monde tremble d'angoisse à l'idée que Hong-Li, le leader de la troupe, ne parvienne pas à coller le timbre poste en haut à droite de l'enveloppe soutenue à bout de bras par tous les autres Brentano. Et ce n'est là que le début du numéro !

 Espace collabo 
le 15/05/2012
 
 Espace collabo 
le 22/12/2012
 

Je dis pas ça pour râler, mais cette semaine, il y a eu l'inauguration de "Vents Contraires - le livre". J'y suis allé parce qu'on m'avait promis des groupies lascives et du vin blanc gratuit. D'abord, j'ai pris un TGV et un croque-monsieur, ce qui a failli m'être fatal. Puis, après diverses péripéties que je ne peux pas vous raconter car elles comportent des comportements qui pourraient choquer les lecteurs de ventscontraires.net vivant dans des contrées, et je sais qu'ils sont nombreux, où la consommation de fromage est interdite, il était l'heure de me rendre au théâtre du Rond-Point, alors je m'y suis rendu : comme je suis suisse, je suis très ponctuel. J'ai fait sept fois le tour du rond-point (j'avais oublié de noter le début) et ça a été très long car comme je suis suisse, je ne traverse qu'au vert. Au bout d'un moment, j'ai entendu de la lumière, alors je suis entré. Ce n'était pas le théâtre, mais l'ambassade d'Antigua-et-Barbuda. Je m'étais trompé de rond-point. Figurez-vous qu'à Paris, cette ville de tous les possibles, il y a plusieurs ronds-points, alors pourquoi le théâtre ne s'appelle-t-il pas théâtre d'un rond-point ? Je me le demande. Comme je suis suisse, j'aime la précision. Et j'ai donc repris ma route en bousculant et en insultant tous les passants et sans prendre la peine de m'émerveiller de la lumineuse beauté des décorations de Noël, puis je suis arrivé très en retard, alors tout le monde a fini par me prendre pour un Parisien et par me demander où pouvait bien se trouver l'ambassade d'Antigua-et-Barbuda, et nous avons passé une très bonne soirée tous les trois.

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point