Extension du domaine du
rond point
Publié le 19/07/2012

Espace collabo

 

Paul Martin


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

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L'optimiste



 Espace collabo 
le 07/10/2011
 

Harry Smith était un sacré bonhomme.
Harry Smith était ce qu’on appelle un homme d’avant-garde. Autrement dit, il était devant. Loin devant.
Harry Smith est né en 1923 et mort en 1991. À 15 ans il rédige un dictionnaire des dialectes indiens de sa région. Il apprend la langue des signes des Kiowa. Puis il fait de l’anthropologie, de la philosophie, de la théosophie.
Mais Harry Smith est avant tout un peintre. Il fume de l’herbe avant tout le monde. Fait des films expérimentaux avant tout le monde. Devient psychédélique avant tout le monde.
Harry Smith est l’homme qui enregistra l’Anthologie of American folk Music. Bob Dylan lui baise la petite peau des ongles. C’est aussi un passionné de jazz. Parker, Gillespie, Monk sont ses potos. Et puis vient l’heure des Beat. Ginsberg, Corso, Orlovsky testent avec lui quelques hallucinogènes.
Harry Smith est un savant fou qui parle mille dialectes, produit des projets sonores et vidéo. Il voulait que les sons et les images, les couleurs et les musiques copulent en une grande partouze galactique.
Harry Smith avait le sourire hirsute d’une souris cosmique.
Harry Smith possédait la plus grande collection d’avions en papier du monde.
Harry Smith était un résident permanent du Chelsea Hôtel. C’est là qu’il est mort en 1991.

 Espace collabo 
le 06/02/2012
 

Mon contact à Vents Contraires, pour préserver son anonymat, appelons-le Zwanzighundert Derhahn, m'a demandé pour cette semaine une chronique « plus allemande ».  
Exotique et mystérieuse, l'Allemagne est méconnue de bien des Français, ce qui est bien pratique, quand on est leur petit président, pour en profiter pour raconter n'importe quoi.  
Pourtant, au-delà des clichés (en allemand : Klischee), nos cousins germains sont des gens sympathiques et joviaux, tous ceux qui ont déjà poussé la youtze au son des Schlager dans une cave bavaroise vous le diront. Et qui parlent une langue plus simple qu'il n'y paraît : alors qu'en français, inventer un mot est passible de lapidation immédiate sur la place publique, en allemand, il suffit d'en coller deux, comme ça, et hop, ni vu ni connu, avouez que c'est tout de même bien pratique.  
Et les Allemands ne sont pas si rigoureux et organisés qu'on veut bien le dire, puisque leur pays s'appelle Germany, Allemagne ou Deutschland suivant d'où on en parle, au lieu d'avoir un nom semblable dans toutes les langues comme vous et moi.  
D'ailleurs, s'ils pouvaient être un peu plus rigoureux et organisés, ils n'auraient jamais inventé les techno parade et le monde ne s'en porterait que mieux.  
Frankfurter, Berliner, Hamburger : la moitié de leurs villes ont été baptisées d'après des trucs qui se mangent, preuve qu'ils portent bien plus d'attention qu'on ne veut bien le dire à la gastronomie.  
Et finalement, ils ne gagnent pas toujours à la fin.

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point