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rond point
Publié le 27/06/2012

Espace collabo

 

Geoffroy Monde


Geoffroy Monde est magique depuis 2004 et a souvent été élu meilleur espoir. Il raconte tout ça dans des albums publiés aux éditions Lapin et sur son blog Saco : Pandemino. Des fois, il ment.
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Godzilla



 Espace collabo 
le 08/01/2012
 

A l'hospice, les vieillards ont insisté pour se trouver dans la même chambre. L'un deux nasille dans son tuyau tandis que l'autre bat la mesure sur son bassin. Les autres écoutent en hochant la tête. Les infirmiers échangent des sourires. Elle est émouvante mais un peu pathétique, l'ultime reformation des Rolling Stones.

 Espace collabo 
le 21/02/2012
 

Le 15 décembre dernier il s'était mis nu devant la Bourse et avait mis le feu à ses vêtements en criant : "Stop à New York, stop à la City, stop à Paris, stop aux Bourses !" Le comédien Pascal Bongard y est retourné le 20 février 2012. A 11h30. Cette fois il a collé sur le sol une affiche où il avait écrit "Renfloueurs, menteurs, voleurs" avec des E  remplacés par des euros et les S par des dollars. Puis il a chanté : "Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les banquiers on les aura" en enflammant un bidon de peinture jaune qui a explosé sous l'effet de la chaleur. La police l'a menotté et embarqué. Interrogé par l'AFP, il a demandé "une application immédiate de la taxe Tobin à partir de 15h00".
Pascal Bongard est un homme très sensible. Il y a encore une année on aurait dit qu'il était fou. Après les mouvements alternatifs "occupy" tout autour de la Terre, je me dis que non. Il est sensible. Il vient nous rappeler qu'un jour, si l'arrogance financière n'est pas giflée une bonne fois pour toute, c'est nous  qui irons repeindre les Bourses en jaune. Et rebaptiser le Palais Brongniart "Palais Bongard".


 Espace collabo 
le 07/11/2011
 

"Oh! on n'est pas si mal installés, on s'y fait, à force… Bien sûr, je regrette le grand jardin qu'on avait avant, mais qu'est-ce que vous voulez… C'est pour mon mari que ça a pas été facile. Au début, il me faisait la tête, comme si c'était de ma faute, l'expulsion… Et puis avec le temps il s'est calmé. Faut dire, il a dû gagner notre croûte à la sueur de son front, lui qui est si paresseux. Je vous assure, Mme Lambert, depuis vingt ans que nous sommes mariés, il n'a jamais rien fait dans la maison. Heureusement que j'ai mon petit dernier, lui, il m'aide, il est si gentil… Pas comme l'aîné, un vrai feignant, et sale, en plus, le portrait de son père. Et puis jaloux, avec ça, l'autre jour, il a voulu cogner son petit frère, ce brutal! Je lui ai collé une de ces roustes… Mais je ne lui fais pas confiance, ça va mal finir, c't'histoire… Allez, Mme Lambert, je cause, je cause, mais je dois filer… Je vais préparer une tarte aux pommes à mon petit Abel, il aime tellement ça!"

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point