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rond point
Publié le 13/06/2012

Je lance ma chronique

 

Benoît Evain


J'ai 37 ans. Je dors, je mange, je vagabonde et je peins des poèmes en écrivant des tableaux.

Le blog de Benoît Evain

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Cibles émouvantes

Moi, je le trouve émouvant BHL, ce fidèle défenseur des soldats ciblant des objectifs militaires et tuant, selon lui sans les viser, des enfants qu’il compare dans son langage guerrier à des dommages collatéraux. Rien  à voir avec Nietzsche qui chialait comme une madeleine en voyant un cheval fouetté. A ce sujet, Kundera a écrit : « Sa folie (donc son divorce d'avec l'humanité) commence à l'instant où il pleure sur le cheval. » BHL, au contraire, il a un cerveau  méga surpuissant. Au-dessus de l’animal, c’est un homme un vrai qui retient ses larmes. Sur les charniers d’enfants, sa chemise et ses cheveux sont dignes. Ce que j’admire chez BHL, c’est le défenseur des plus humbles d’entre nous. Prenez par exemple ce pauvre DSK, l’ancien patron du FMI, c’est pas un violeur de bonne, c’est une victime selon lui. Et puis, ce que j’adore chez BHL, c’est son sang froid. Son sang froid qui lui fait dire « Lève-toi vite ou je t’écrase la gueule » à un terroriste éclaboussant de tarte à la crème son gracieux brushing et sa chemise immaculée. Quand Nietzsche écrit que Dieu est mort, il se trompe. BHL existe.

 Piste d'envol 
le 16/03/2012
 

D'autres métiers que le mien


Le plâtrier

Le plâtrier est un homme heureux. Il ne connaît pas l’angoisse de la page blanche.
Au contraire, le mur - c’est ainsi qu’il nomme son support de travail - blanc le satisfait.
Il a terminé son ouvrage.

 Piste d'envol 
le 28/06/2010
 

Violence éco-responsable


Un homme a aspergé sa femme d’essence, avant d’y mettre le feu. Bon point : le carburant était sans plomb, donc moins nocif pour l’environnement…

 Piste d'envol 
le 08/07/2011
 

Huile de coude, ou comment la cruciale question de l'emploi trouve des solutions simples et élégantes.


Cornegidouille ! Si la question de l’emploi est prépondérante, (je n’oserais dire incontournable, afin de ne pas empiéter sur le lexique journalistique), c’est que nous avons négligé les débouchés physiques de certaines formes de travail, peut-être même les plus attrayantes. C’est une anecdote qui m’a mis la puce à l’oreille : il y a peu de temps, un des mes amis s’est vu demander par un client de l’huile de coude. Il y avait certainement de la malice dans cette demande aux allures excentriques. Mon ami, loin de se décontenancer pour si peu, s’est évertué à satisfaire l’acheteur. Mais du rayon lingerie fine au service après-vente du rayon électroménager, ladite huile est restée introuvable. Diable !    
Pensons bien, chers humanoïdes et ceux qui s’en rapprochent, combien nous pourrions subvenir aux besoins de nombre de nos semblables, en réhabilitant l’honorable tâche de producteur d’huile de coude !    
Vous sentez une grande fatigue s’abattre sur vous ? Vous avez la démarche morne et lente ? Construire un nichoir vous demande un effort désespéré ? Problèmes Ô combien quotidiens, handicaps sociaux véritables ! Mais voilà, les producteurs d’huile de coude, organisés en une S.A. des plus dynamiques, recrutent avec force bonne volonté. Point d’expérience exigée, CDI à la pelle physique. Juré. Jeunes bienvenus, mais point trop jeunes non plus. Car voyez-vous, l’huile de coude est une denrée dont on ne saurait se passer. Elle vous accompagnera toute votre vie, sous forme de spray, de pastille, de gel, d’infusion, de patch. Et ce n’est qu’un début !  
Voilà chers jurés, satrapes, ministres, amoureux du genre humain et ceux qui l’honnissent, quelles sont les mesures, simples et révolutionnaires à la fois, que je propose en vue de donner un second souffle au marché de l’emploi. Vous aussi, pariez sur l’huile de coude !

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point