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rond point
Publié le 12/04/2012

Espace collabo

 

Raphaël Chabloz


Bien que n'ayant jamais pratiqué le water-polo, je suis blogueur, journaliste, suisse, traducteur et parfois même auteur, mais pas trop. J'aimerais vous parler de mon enfance et de ma passion pour les dés de courgette. Hélas, les icônes scintillantes figurant sur ce site me terrifient et, pour le dire franchement car c'est important la franchise, me tétanisent.

http://www.bonpourtonpoil.ch/
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Passe ton Bach d'abord

On m'avait demandé une chronique « plus Bach ». Mais j'avoue que musicalement, je connais bien mieux « Back in black ». Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je suis très calé en classique. Je sais que Rossini, par exemple, a composé un opéra entier sur le thème trop peu exploité du tournedos. Que Beethoven est devenu sourd un soir en promenant son gros chien, il a pris froid en sortant sa bête au vent. Je sais que Mozart était tellement précoce qu'à 6 ans et demi, il ne se serait jamais permis de lâchement plagier Desproges. Que Wagner connaissait la réponse à cette énigme millénaire, « Pourquoi la walkyrie rit ? » On m'avait demandé une chronique plus Bach et je ne savais pas quoi dire. Alors j'ai fait une fugue.

 Espace collabo 
le 25/07/2011
 

Pirozska habite rue Lénine dans un petit village au sud du Lac Balaton. Pour arrondir les fins de mois, elle cultive un immense potager, élève des poules et a convaincu son mari artisan constructeur, ses enfants, petits enfants, nièces, neveux, cousins et voisins de choisir le même forfait de téléphonie mobile qu'elle : "Tous ceux qui ont l'abonnement Fidesz peuvent se téléphoner pour presque rien!".
Fidesz, c'est le nom du parti politique qui a porté le populiste Viktor Orban au pouvoir l'an dernier. Selon Pirozska, deux millions de Hongrois ont déjà souscrit au forfait Orban. Un cinquième de la population magyare. Pour vous faire une idée, imaginez douze millions de Français connectés via un "forfait UMP"…  
Même si elle jure que ni elle ni son époux n'ont voté pour l'autocrate en train de mettre la Hongrie sous tutelle, Pirozska est très contente des économies réalisées : "Je m'en fous de la politique, tout ce qui m'intéresse, c'est leurs tarifs. Vous croyez que je sais si tel ou tel que j'appelle est au Fidesz ou pas ? Mais je vois bien que ma facture a chuté de moitié!".
Lorsque je lui demande si le Fidesz en profite pour distiller par SMS sa propagande électorale, Pirozska répond en me remplissant d'autorité les mains avec des cerises de son verger : "Bien sûr que non, personne ne lit jamais leurs messages !". 

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point