Extension du domaine du
rond point
Publié le 21/02/2012

Espace collabo

 

Fleur Ho


J'aurais été douce même si mes parents ne m'avaient pas appelée Fleur. Mais je suis coriace aussi, et si quelque chose me révolte, je ne peux pas m'empêcher de me mêler de ce qui ne me regarde pas. Par exemple les chiffres. Je n'y connais rien, aux chiffres. Mais en ce moment ils prennent trop de place dans nos vies. Alors j'ai décidé de me battre contre la toute puissance des chiffres.
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Le comédien Pascal Bongard repeint la Bourse en jaune

Sit-in devant la Bourse 19

Le 15 décembre dernier il s'était mis nu devant la Bourse et avait mis le feu à ses vêtements en criant : "Stop à New York, stop à la City, stop à Paris, stop aux Bourses !" Le comédien Pascal Bongard y est retourné le 20 février 2012. A 11h30. Cette fois il a collé sur le sol une affiche où il avait écrit "Renfloueurs, menteurs, voleurs" avec des E  remplacés par des euros et les S par des dollars. Puis il a chanté : "Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les banquiers on les aura" en enflammant un bidon de peinture jaune qui a explosé sous l'effet de la chaleur. La police l'a menotté et embarqué. Interrogé par l'AFP, il a demandé "une application immédiate de la taxe Tobin à partir de 15h00".
Pascal Bongard est un homme très sensible. Il y a encore une année on aurait dit qu'il était fou. Après les mouvements alternatifs "occupy" tout autour de la Terre, je me dis que non. Il est sensible. Il vient nous rappeler qu'un jour, si l'arrogance financière n'est pas giflée une bonne fois pour toute, c'est nous  qui irons repeindre les Bourses en jaune. Et rebaptiser le Palais Brongniart "Palais Bongard".




ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point