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rond point
Publié le 31/01/2012

Espace collabo

 

Vincent Lecoq


En attendant de boucler le définitif Manifeste du Groovyfunkisme, je m’occupe en bricolant, bidouillant, gribouillant et griffonnant. Le reste du temps, je gricole, gridouille, briffonne et bibouille. Parce qu’il faut bien manger. Mais je n’en suis pas fier. Enfin, si, parfois. Pas trop. Mais un peu quand même.

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Mon petit Sarkozy chéri, mon futur-ex-président aimé

Lettre d'adieu inspirée par celle de Guy Môquet

Tu vas partir ! Ce que je te demande c'est de nous promettre de ne jamais revenir. Retire-toi vraiment et définitivement de la vie politique, comme ceux qui sont passés avant toi. J'aurais voulu que tu le fasses bien avant et ce que je souhaite désormais de tout mon cœur, c'est que ton départ serve à quelque chose. Ne nous refourgue pas le prince Jean où n'importe lequel de tes frères, comparses et complices. J'espère qu'avec ton retrait, toutes les affaires de ton clan prendront fin également, pour que le pays puisse retrouver dignité et fierté.

Toi, petit futur-ex-président, je te salue une dernière fois. Puisses-tu maintenant suivre la voie vers l'oubli qui t'est désormais destiné.

Un dernier adieu à tous tes amis, tes camarades de caste et de clan que j'ai aimés tout autant que toi. Qu'ils se comportent en hommes et déguerpissent avec toi.

5 ans, ton règne a été long, je n'ai aucun regret à ce que vous nous quittiez, tous. Tu vas partir avec Guaino, Guéant et Hortefeux. Je te promets d'être courageux et de surmonter ma peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je te quitte , futur-ex-président, et te salue du plus profond de mon cœur d'enfant. Courage !

Ton Vincent qui t'aime autant que tu l'as aimé.



 Espace collabo 
le 09/04/2011
 

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Bonjour les aminches,
A Bruxelles, c'est la bamboula.Notre internationale pâtissière vient d'entarter Monseigneur Léonard, le primat intégriste de l'Eglise catholique belge.
Louvain-la-Neuve, mardi 5 Avril 2011
Alors qu’il se rendait à l’université catholique de Louvain-la-Neuve à un débat avec le professeur de physique théorique Jean Bricmont sur le thème « Concilier science et foi, est-ce bien raisonnable ? », Mgr Léonard est tombé dans une embuscade pâtissière.
Une première tarte à la crème a atterri sur son visage au moment où il entrait dans le bâtiment universitaire. Une fois débarbouillé, André-Joseph Léonard a pu gagner sans encombre l’auditoire Coubertin où on l’attendait. Mais à peine le primat de l'église catholique belge avait-il pénétré dans les lieux qu’il recevait de plein fouet trois nouvelles tartes dégoulinantes.
Les quatre jeunes entarteurs de l’archevêque intégriste, qui n’en étaient pas à leur coup d’essai (en 2011, opérations Éric Zemmour et Melchior Wathelet), se sont ralliés depuis peu à l’Internationale pâtissière.
Gloup, gloup, gloup, gloup !
Entartons, entartons
l’homophobe ratichon !
Déclaration à chaud des Maurice Gloup :
"Entartons, entartons les homophobes en robe
Et les anti-avortements qui, dégueulassement,
Protègent ceux qui tripotent les petits enfants.
Que M'sieur SIDA ne s'en fasse pas,
la capote, eux, ils ne la mettent pas."

 Espace collabo 
le 04/05/2011
 

« Pourrais-tu être plus fédérateur la prochaine fois », m'a-t-on demandé après ma chronique de la semaine passée, tant il est vrai qu'elle posait des questions qui dérangent (j'y ai évoqué le ping-pong, je sais que ceux qui préfèrent parler de « tennis de table » ont pu mal le prendre, et je voudrais m'excuser auprès d'eux). Or, il n'est qu'une chose qui unisse dans son lit Belges, Bretons, Romands, Djiboutiens et les mecs des îles Kerguelen qu'on oublie trop souvent : la langue française, bien sûr, belle comme une aquarelle de Marie Laurencin, si belle même qu'on dirait ce mot inventé pour elle, riche de ça mais ça ne s'achète pas, sauvage comme un ouragan qui passait sur moi, chaude comme la plus bonne de tes copines. La langue de Brassens, de Prévert et d'Henri Dès, cette langue que nous nous partageons pacifiquement. Même si nous autres, ressortissants de la Confédération helvétique, la parlons un peu mieux. Je veux dire, soixante-dix ? Sérieusement ? Et pourquoi pas trente-douze, pendant qu'on y est ? Et quelle idée de petit-déjeuner sans prendre le temps de moyen-déjeuner et d'attendre le soir pour dîner ? Il ne faut pas s'étonner d'avoir des problèmes de digestion, après ça. La langue française, disais-je, en tous points supérieure au tagalog, à laquelle je voulais rendre hommage. TMTC, beiibeii.

 Espace collabo 
le 24/10/2011
 

Acide et impertinent, Pierre Kroll. Son premier album paru voilà quinze ans portait en exergue une phrase de William Boyd : « Se venger du monde est un travail à temps plein. Il ne faut pas mollir. » Dont acte pour ce stakhanoviste qui exerce sa veine caustique à la radio, à la télévision et dans la presse. A la réputation d’audace des Belges qu’ « on ne voit jamais venir », le dessinateur attitré du quotidien Le Soir et du magazine Télémoustique ajoute la satire à la française. Né au Congo, Pierre Kroll a grandi dans la banlieue industrielle de Liège à Seraing, bassin sidérurgique qui est le fief des frères Dardenne. A l’adolescence, il délaisse Spirou pour Pilote et prend des leçons de trait et d’irrévérence  chez « Reiser, Wolinski, Cabu, mâtiné de Schtroumpfs… » A 51 ans, il est le seul dessinateur, par sa notoriété, à se payer la tête du roi des Belges. Soit 25 ans de lèse-majesté, 25 ans de caricatures en peignoir et en pantoufles l’hiver, en short et tongs l’été. Leur première rencontre a eu lieu début février 2010 et s’est bornée à un bref échange. « On a toujours l’impression de vous déranger » a avancé Pierre Kroll, fait chevalier de l’Ordre de la couronne en 2005. Et le monarque de répliquer : « Vous avez bien raison ».

> http://www.kroll.be/

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point