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rond point
Publié le 28/10/2011

Espace collabo

 

Plonk & Replonk


L’association Plonk & Replonk Editeurs est un collectif de créateurs, fondé en 1997 basé à La Chaux-de-Fonds, Suisse.
Jacques et Hubert Froidevaux en sont les principaux membres actifs.

Nous travaillons essentiellement dans le domaine de l’image, et plus spécifiquement du photomontage humoristique.
Nos créations sont diffusées en librairies (Suisse, France et Belgique) sous formes de cartes, de livres et d'autocollants, ainsi que dans la presse.
À noter que Plonk & Replonk est un des principaux leaders sur le marché européen du nain de jardin bétonné, un secteur à forte croissance.

http://plonkreplonk.ch/

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Week-end de la Toussaint : prudence sur les routes


> Plonk & Replonk exposent du 3 novembre au 8 décembre 2011 à la librairie du Centre Culturel Suisse. Plus d'infos sur le site du CSS

 Espace collabo 
le 19/10/2011
 

Le hérisson est un petit animal mignon de la famille des petits animaux mignons. Se nourrissant essentiellement de petites bestioles peu mignonnes, il fera la joie des jardiniers écologistes. Comme son lointain cousin le porc-épic, le hérisson est un animal de type piquant : lorsqu'il est face à un danger, il se hérisse (ah, tiens, je n'avais jamais fait le rapprochement). Hélas, cette manoeuvre de diversion est bien inefficace face à son prédateur naturel, l'automobiliste. Elle a également valu au pauvre animal de prêter son nom à des choses aussi terribles que « l'élégance du hérisson », un roman où l'on se sert du malheureux rongeur pour enfoncer des portes ouvertes, ou que la tactique du hérisson. Cette dernière consiste à s'arc-bouter en défense à l'aide de longues piques et de miser sur la rapidité de ses ailiers pour tenter de piéger l'adversaire sur une contre-attaque. Une technique bien connue en Suisse : en 1386, les Autrichiens sont ultra-favoris du match retour, qui se dispute à Sempach. Mais, alors qu'ils s'arc-boutent en défense à l'aide de longues piques, le Suisse Winkelried trébuche bêtement, emportant dans sa chute suffisamment de lances adverses pour que ses coéquipiers puissent s'engouffrer dans la brèche et mettre la pâtée aux Autrichiens et c'est particulièrement troué que Winkelried entre dans la légende nationale. Quant à moi, on m'a demandé une chronique « un peu moins hérisson », je pense que c'est en rapport avec ma passion pour les ramoneurs. Ou alors parce que je voulais qu'on me caresse resse resse. Je vous tiens au courant.

 Espace collabo 
le 21/03/2013
 

Je sais pas si c'est sa couleur, ce jaune, ce jaune omelette et jonquille, ce printemps, cette promesse de printemps et d'oeufs frais dans la paille, quand le décolleté de la fermière les ramasse, tandis qu'un rayon de soleil frappe les poussières en suspension et la ligne d'ombre et de peau entre ses seins, je sais pas si c'est sa forme oblongue de tube d'aspirine coiffé d'un capuchon blanc, cette gueule de demi-jouet, cet air de faux médicament qu'on frotte sur les genoux égratignés des gamins, je sais pas si c'est à cause de la molette dentelée, elle résiste toujours un peu au début cette fichue molette dentelée, surtout quand on ne s'en est pas servi depuis longtemps, mais faut pas beaucoup de force non plus pour que ça glisse et puis que ça tourne, projetant lentement le bâton de résine blanc hors de son écrin, un peu comme le boudin qui tombe de la machine en inox de l'artisan boucher, mais un boudin raide, qui sort verticalement, qui vise le ciel, pas du tout un boudin quoi, je sais pas si je suis clair, ça m'obsède, peut-être que c'est sa consistance, dure et gluante à la fois, difficile à étaler quand on y va comme une brute, mais qui, entre des mains délicates, forme de minces pellicules discrètes, comme des lacs translucides sur le papier blanc, c'est peut-être un peu tout ça à la fois, je sais pas, je sais vraiment pas, ou alors je me trompe, ou alors c'est son parfum, simplement son parfum, cette odeur douce et molle de salle de classe, de billes perdues, de fêtes des mères et de doigts potelés, ce parfum d'enfance qui me saute à la gueule chaque fois que quelqu'un ouvre un bâton de colle UHU.

 Espace collabo 
le 27/07/2011
 

Une lectrice, Jeanne C., nous a récemment adressé un message qui déplorait la publication d'un billet de Paul Martin intitulé "Le complexe de BB" :

Le post de Paul Martin banalise la cruauté envers les handicapés. Si vous pensez que ce genre de blague est pris largement au second degré et ne crée pas une émulation malsaine, vous vivez dans une bulle.
Jeanne

Voici la réponse de Jean-Daniel Magnin, Rédacteur en chef de ventscontraires.net :
Chère Jeanne, Tout d'abord merci de vous intéresser aux publications de notre revue collaborative. Ce post-it de Paul Martin traite malicieusement du mépris que vous évoquez via un clin d'oeil au film "le Mépris" de Godard. Disons que c'est une variation sur le thème éculé - si j'ose dire - des blagues de cul-de-jattes. Je note que vous ne craignez pas que les handicapés eux-mêmes s'en ombragent - en effet ils ont je pense assez d'humour en réserve - mais plutôt que nous propagions ainsi une "émulation malsaine" auprès de ceux qui ne seraient pas en mesure de comprendre l'humour au second degré de ce post-it...  S'il vous plaît, ne stigmatisons pas non plus les bien portants! Bien contrairement vôtre Jean-Daniel Magnin

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point