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rond point
Publié le 12/08/2011

Espace collabo

 

Raphaël Chabloz


Bien que n'ayant jamais pratiqué le water-polo, je suis blogueur, journaliste, suisse, traducteur et parfois même auteur, mais pas trop. J'aimerais vous parler de mon enfance et de ma passion pour les dés de courgette. Hélas, les icônes scintillantes figurant sur ce site me terrifient et, pour le dire franchement car c'est important la franchise, me tétanisent.

http://www.bonpourtonpoil.ch/
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Toujours regarde le brillant côté de la vie

« Plus optimiste, ton prochain billet », m'a-t-on prié. C'est vrai que l'actualité actuelle n'est pas des plus réjouissantes. Mais chaque revers a sa médaille et avec un peu de bonne volonté, on finit par trouver des raisons de se réjouir dans les plus inquiétantes des nouvelles. Alors bien sûr, l'Angleterre est secouée par de terribles émeutes, et on ne sait même pas s'il s'agit d'un cri d'alarme lancé par des jeunes sans avenir, ou juste de mecs qui volent des télés. Mais le bon côté des choses, c'est que les éditorialistes finissent forcément par citer les Clash, ce qui est nettement mieux que Colonel Reyel. Alors bien sûr, la note des Etats-Unis a été abaissée, la France tremble pour la sienne et les marchés financiers, par compassion, n'en finissent pas de paniquer comme des pucelles effarouchées. Mais ce n'est pas si grave, une mauvaise note : je me rappelle, en primaire, je m'étais planté à une interro sur le passé simple et aujourd'hui, plus personne ne l'utilise, c'est bien la preuve. Alors bien sûr, on a un été pourri, ma bonne dame et franchement, il n'y a plus de saisons, plus d'été, plus de Printemps arabe, mais c'est excellent pour la relance économique des vendeurs de parapluies et de bateaux à rames. Alors bien sûr, la Somalie meurt peu à peu, mais peut-être que quelqu'un va avoir l'idée de faire un disque pour la sauver. C'est bien, les disques. Alors bien sûr, Carla B-S est toujours enceinte, mais du coup elle ne sera pas sur le disque pour la Somalie.

 Espace collabo 
le 23/08/2010
 

Lors d’un déjeuner familial, qui a répondu à son fils alors que celui-ci se désolait de son état de célibataire : « Case-toi pauvre con ! » ?

 Espace collabo 
le 24/09/2011
 

Exercice délicat que de critiquer le livre d'un chroniqueur maison. Par bonheur, cette fois, c'est facile puisque nous l'avons adoré !
Le premier roman que nous offre Thomas Vinau parle du temps qu'il fait, du temps qui passe et qu'on essaie de domestiquer tant bien que mal, du combat à la fois minuscule et titanesque que livrent au quotidien ceux et celles qui portent l'ambition de dépasser leurs fêlures et leurs fragilités  pour vivre « à hauteur d'homme ».
Musicale, généreuse et discrète, son écriture délicate et jamais affectée croise petits riens et insignifiances lumineuses, jusqu'à atteindre le but qu'il s'est fixé sans le dire (en l'esquissant juste à mi-voix) : rendre heureux. Vincent Lecoq
Thomas Vinau, Nos Cheveux blanchiront avec nos yeux, Alma éditeur

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point