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Publié le 23/07/2011

Vos chroniques

 

Jean-Daniel Magnin


Mes rêves : ouvrir à 17 ans le Boui-Boui, café d’art à Genève ; filer à Berlin ; étudier la philo à Paris ; créer des spectacles « hors théâtre » aux festivals de Nancy, Polverriggi ou Avignon ; ouvrir Mac Guffin, cabinet de scénaristes ; voir vivre mes pièces de théâtre à la Renaissance, dans le In d’Avignon, à la Bastille, au Vieux Colombier avec la Comédie-Française, et à l’étranger. Et ce rêve de rassembler les écrivains de théâtre en 2000 ; et d’écrire avec Jean-Michel Ribes le projet du Rond-Point ; et là, de mettre ventscontraires.net sur la piste d’envol.

Dernière publication, un roman : Le Jeu continue après ta mort.

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Crise : saison touristique en chute libre au lac Balaton

Carte postale de Hongrie

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De mémoire de plagiste on n'avait pas vu ça depuis la dernière guerre : la fréquentation touristique est anormalement basse autour du lac Balaton ("le lac plat"), cette mer intérieure autour de laquelle les Hongrois se retrouvent dès les beaux jours et où les familles des deux Allemagnes se recomposaient le temps d'un été lorsque l'Europe était encore coupée par le Rideau de fer. Pourquoi plages, hôtels et restaurants sont-ils si peu bondés ? Selon quelques habitués interrogés au hasard, c'est la crainte d'une crise économique majeure dès la rentrée qui aurait dissuadé en grand nombre les habitués à venir se baigner dans ce lac où l'on a pied sur une centaine de mètres. La peur de la chute – économique – sans fond(s).

 Vos chroniques 
le 20/03/2012
 

C'était le début du printemps et la nuit était douce. Les pieds dans le caniveau, il regardait les étoiles. Il avait toujours beaucoup aimé Paris. Ce soir-là, ses pas l'avaient conduit vers la rive gauche. Il passa derrière Notre-Dame et aperçut le phare de la Tour Eiffel. Puis il descendit sur les quais, où il croisa un couple d'amoureux qui ne prêta aucune attention à sa haute et élégante silhouette. Des vers de Rimbaud lui revinrent à l'esprit. Il contempla un moment la Seine, mais il n'y vit pas la blanche Ophélia flotter comme un grand lys. Un peu déçu, il remonta sur le pont. Il était temps qu'il reparte, il avait encore un long chemin à faire pour rentrer chez lui.
Juste avant le lever du soleil, comme tous les jours depuis plus de cent ans, Oscar Wilde regagna son tombeau au Père-Lachaise.

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point