Extension du domaine du
rond point
Publié le 28/05/2011

Espace collabo

 

Vincent Lecoq


En attendant de boucler le définitif Manifeste du Groovyfunkisme, je m’occupe en bricolant, bidouillant, gribouillant et griffonnant. Le reste du temps, je gricole, gridouille, briffonne et bibouille. Parce qu’il faut bien manger. Mais je n’en suis pas fier. Enfin, si, parfois. Pas trop. Mais un peu quand même.

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Conseil à Georges Tron



 Espace collabo 
le 25/02/2012
 

La nuit avait été affreuse. Il avait beaucoup de fièvre et toussait à fendre l'âme. Il avait l'impression que son nez avait doublé de volume et ne laissait passer ni l'air ni les odeurs. La vie était injuste. Être un tel génie, et avoir une santé si fragile... C'était sa troisième grippe depuis le début de l'hiver.
Ce n'était pas aujourd'hui qu'il accomplirait son grand œuvre.
La mort dans l'âme et la morve au nez, Jean-Baptiste Grenouille se résigna à attendre le printemps avant de se mettre en quête du parfum d'une jeune fille.

 Espace collabo 
le 04/12/2012
 

L’humanitaire n’empêche pas le marketing. C’est en tout cas ce que montre cette singulière histoire révélée par le journal La Croix ce matin. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) entame visiblement sa petite révolution publicitaire. La célèbre agence, Prix Nobel de la paix, a lancé depuis trois semaines un casting géant aux quatre coins du monde. Avec un seul objectif : trouver des visages d’enfants encore plus tristes pour sa prochaine campagne d’affichage. Reportage.  
Trouver le prochain visage de l’Unicef


En France c’est l’agence de casting Talentuo qui a décroché l’appel d’offre lancé par l’Unicef. Dans un entretien accordé à La Croix, Didier Cros, son patron, revient sur la mission qui est la sienne depuis bientôt un mois : « Nous nous donnons encore deux mois pour trouver le jeune garçon ou la jeune fille qui deviendra l’emblème de l’Unicef pour les cinq prochaines années. Le cahier des charges imposé par les Nations unies est très strict : il ou elle doit avoir moins de 14 ans, il doit être pauvre, non caucasien, si possible sale mais pas trop. Enfin, et c’est le point le plus important de notre recherche, il doit être en mesure d’adopter une expression profondément triste sur son visage. »


Ce dernier point semble au cœur de la démarche de l’Unicef, comme le confirme Marixie Mercado, porte-parole de l’organisation : « Au regard des précédentes campagnes, nous nous sommes aperçus que les enfants que nous choisissions étaient tristes certes, mais pas assez pour inciter à un passage à l’action. Ils avaient beau avoir le visage décharné par la malnutrition ou des mouches dans les yeux à cause du manque d’hygiène, cela n’était pas suffisant pour interpeller l’opinion publique. Nous voulons désormais revenir aux fondamentaux. Ce que nous recherchons, désormais, c’est un garçon ou une fille capable de véritablement jouer une tristesse viscérale ou, à défaut, quelqu’un qui soit profondément triste dans sa propre vie. »


L’agence Talentuo sillonne donc les routes de France depuis début novembre à la recherche de ce jeune talent. Pour l’instant, elle ne l’aurait pas encore trouvé, selon son directeur qui se rend pourtant dans les lieux les plus propices à ce type de profil : « Nous cherchons évidemment dans les quartiers pauvres, les banlieues. Nous avons fait de belles rencontres mais rien d’assez convaincant pour l’instant. Je passe donc le message à tous vos lecteurs qui seraient intéressés : si vous êtes pauvres et tristes et que vous souhaitez que les gens le sachent, nos portes vous sont grandes ouvertes. »


Le Gorafi

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point