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rond point
Publié le 02/03/2011

Espace collabo

 

Laure Albernhe


Laure Albernhe parle dans un micro, c’est son métier. Elle fait ça très tôt le matin et sur une radio qui s’appelle TSFJazz. Parce que le jazz, elle aime ça. Elle aime aussi beaucoup les mots, alors il lui arrive d’écrire, ce qu’elle a fait comme journaliste pour le quotidien économique La Tribune puis, bien des années plus tard, pour le Magazine Jazzman.
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Ministre(s) démissionaire(s)

Carte postale d'Allemagne

Il avait été accusé de plagiat. Pas pour la biographie d'un homme célèbre, non, pour sa thèse. Sa thèse de doctorat, lue, donc, par les quelques membres du jury qui lui ont donné son diplôme. C'était il y a plusieurs années, mais le pot aux roses a été découvert récemment. Entre temps, il est devenu ministre parmi les ministres préférés des Allemands et de la chef du gouvernement, Angela Merkel. Et ce ministre beau comme Brad Pitt, Karl-Theodor zu Guttenberg, qui était à la Défense, vient de démissionner, demandant au passage des excuses à "ceux qu'il a offensés". Ici, dans ce bon royaume de France où, décidément, quelque chose est pourri, où l'on plante des tentes dans le jardin de l'Elysée pour un dictateur psychopathe, une ministre "amie d'un ami" d'un Tunisien enfui et un ministre condamné trois fois par la justice n'ont pas démissionné. Non, non. Ils ne sont plus ministres, c'est tout. Sans explication. Et ils n'ont fait aucune excuse…

 Espace collabo 
le 13/02/2011
 

Le jour où les paquebots traverseront les villages, les hélicos se poseront sur le toit de l’Eglise. Le préposé aux « éléments de langage » avait dû fumer la moquette de l’Elysée, avant l’émission du Président. Ou bien saturé son i-pod de Michel Sardou pleurant le destin du « France », devenu trop grand dans un monde trop petit. Sauf que c’est l’inverse aujourd’hui. La France fait figure de coquille de noix sur l’océan de la mondialisation. En fait, le message subliminal était peut-être  que si le paquebot tricolore flotte encore c’est grâce à son « immense » capitaine, dont chacun devrait savoir qu’il va bientôt accueillir les nains de jardin du G20. L’arrière-pensée électorale était en tout cas audible aux oreilles les moins exercées. Elu en 2007 sur le thème vous allez voir ce que vous allez voir, persistant jusqu’à l’année dernière dans le registre ça va marcher puisque je vous le dis, le président à la barre et qui entend bien le rester, avertit que ça prendra plus de temps que prévu. Bref, qu’un second quinquennat ne sera pas de trop pour arriver à bon port. Car il est connu que la force d’inertie des grands bâtiments qui vont sur l’eau rend les changements de cap assez longs à opérer. Pour un changement d’équipage, il faudra quand même attendre la prochaine escale. Elle est programmée en 2012. Prévoir des gilets de sauvetage, si jamais la relève n’était pas au rendez-vous.

 Espace collabo 
le 28/06/2012
 

Sale temps pour le féminisme ! Tout a commencé avec Boutin qui voulait lâcher une bombe. Finalement ça a fait pshitt, mais tout porte à croire que ça va laisser des traces. Puis, plus récemment, un fossile a déclaré que pour le perchoir, on ne donnait pas le poste à la taille de la jupe, à savoir : la plus courte. Non madame, jusqu'ici, c'était à la taille de la queue. Sur le même critère, oui oui. Et les femmes de nous rendre sans cesse notre belle cause plus difficile ! Royal, cette pauvre femme. Femme bafouée, femme humiliée, mais femme libérée ! Seulement, sa position favorite ne figurant pas dans le kama sutra (la position de la victime) elle vit mal son célibat. Et Morano ? Elle, elle a une amie plus noire qu'une arabe ! Elle n'a pas précisé si elle avait un disque de Sydney Bechett. Morano à la lanterne ! Bon, cela dit elle n'a rien à y faire, à la lanterne, vu que c'est pas une lumière. Et la niaise, la nièce, pardon, de Marine ? Maréchal, la voilà ! Ça ne s'invente pas. Un physique qui donne des envies de se circoncire à l'opinel. Non, je ne suis pas misogyne, mais il est vrai que ces derniers temps, j'ai le fantasme politique en berne et j'en arrive à désirer mettre, pardon, Maître Collard. Avec du citron et du tabasco. Cet avocat, j'en ferais bien du guacamole. Cela dit, lui et tous les Copé, les Guéant, et symétriquement à gauche, nous rappellent sans cesse que la connerie n'a pas de sexe. Ce qui ne semble pas l'empêcher de se reproduire.

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point