Vincent Lecoq
Publié le 10/06/2015

Le saviez-vous ?


Dans la mesure du possible

Longtemps, longtemps avant l'adoption du système métrique, il était coutume d'utiliser ce qu'on avait sous la main pour procéder à des mesures de longueur.
Dans les zones marécageuses, on avait notamment recours à des loutres. Mais l'animal ne se prêtait à l'exercice que de très mauvaise grâce. On décida alors d'utiliser le furet qui avait le double avantage d'être plus docile et de mesurer approximativement cinquante de nos centimètres actuels. L'usage se répandit rapidement et c'est ainsi que naquit l'expression « au furet à mesure ».

Bricoleur d’images, de sons et de mots, il a débarqué sur ventscontraires.net via la Piste d’envol et s’est tellement incrusté qu’il a fini par en devenir le responsable éditorial. Il est également l’auteur d’une pièce de théâtre et a collaboré à plusieurs fictions TV.

 

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Le 25 novembre 2014 à 08:43

Vivre d'amour et d'eau fraîche ? Deux biologistes réfutent le fameux adage

C’est la fin d’un doux rêve. Celui de milliers et de milliers de couples français qui ont essayé un jour, ou qui essaient aujourd’hui, de vivre pleinement leur histoire d’amour malgré des conditions financières très difficiles. Ce matin, le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) a dévoilé les résultats de deux biologistes de l’institut. Ces derniers ont semble-t-il mis fin à ce qui révélait finalement de la foi quasi mystique: non, il est tout simplement impossible de vivre, voire même de survivre uniquement d’amour et d’eau fraîche. Décryptage. Un défi biologique intenable Marc Cyrulnik et Anthony Bazire sont les deux chercheurs en biologie du CNRS qui ont conduit cette étude qui vient mettre fin à une croyance vieille de plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui, il se disent catégoriques sur la question : « Il est physiologiquement impossible de vivre ou même de survivre avec simplement un apport d’amour et d’eau fraîche. Nous avons constaté chez tous nos cobayes qui suivaient un tel traitement une violente détérioration des tissus musculaires et organiques entraînant un violent déclin physique qui les conduit vers une mort certaine. » explique M. Bazire. En cause, le manque de calories et de graisses indispensables à la survie de l’organisme comme le détaille Marc Cyrulnik : « Certes l’amour nous apporte une certaine forme de bien-être psychologique. Mais ce bien-être n’a jusqu’à présent aucune incidence sur le fonctionnement correct du corps humain. Ou en tout cas très minime et très faiblement nutritionnel. Quant au rôle de l’eau, certes il est indispensable mais reste insuffisant pour permettre de maintenir le processus vital. » Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tenté de repousser les limites de leurs patients. Mais Marc Cyrulnik et Anthony Bazire racontent s’être heurtés à un nombre impressionnant d’échecs : « On a tout tenté. De faire vivre des centaines de couples uniquement grâce à de l’amour et de l’eau fraîche mais nous avons hélas perdu la totalité de nos spécimens. On a pourtant essayé de changer certaines variables comme le cadre qu’on a voulu tour à tour urbain puis plus rural. Rien n’y fait. Où qu’il soient les couples ne survivent pas à un régime d’amour et d’eau fraîche. » Claire et Laurent ont respectivement 24 et 24 ans. Tous deux encore étudiants sur Paris avec un petit boulot à côté, ils ont pourtant décidé de vivre ensemble sous le même toit. Économiquement cela s’avère rude pour eux et leur consommation quotidienne d’eau fraîche et d’amour commence à les épuiser. Un constat qui fait directement écho à la recherche des deux biologistes Français et sur lequel Claire reste lucide : « Là ça devient dur. On commence à voir nos côtes et plusieurs symptômes graves de malnutrition commencent à apparaître. On rentre pour ainsi dire dans la zone sanitaire à risque mais on tient bon. Après on s’aime et on a de l’eau fraîche. C’est le plus important. Il faut juste qu’on serre un peu les dents en espérant que les choses s’améliorent vite. » La théorie des « 10 de retrouvées » dans le collimateur Cette découverte des chercheurs du CNRS démontre donc que l’expression « vivre d’amour et d’eau fraîche » ne peut être prise sérieusement qu’au sens figuré. Un coup dur pour tous les couples qui espéraient cela possible jusqu’à présent. Le CNRS a également précisé à la suite de la publication de ses résultats que d’autres chercheurs du Centre, des sociologues plus précisément, planchaient dès à présent sur une autre problématique. Les spécialistes en sciences humaines seraient déjà en train de mettre à l’épreuve la fameuse croyance sociale qui voudraient qu’«1 de perdue, 10 de retrouvées. » Une pensée fortement implantée dans les esprits mais qui semble très loin de refléter la réalité si l’on en croit les scientifiques qui essayent cependant de ne pas trop s’avancer : « C’est très difficile de conclure à quoi que ce soit au jour d’aujourd’hui. Mais de toute évidence le compte n’y est pas. On arrive parfois à 3-4 maximum. Mais jamais, au grand jamais, à 10. C’est une estimation qui nous semble davantage symbolique que réaliste. » selon Pierre Pissard, qui dirige cette nouvelle étude. Le Gorafi Illustration: Flickr /  vincen-t  

Le 13 mai 2014 à 09:54

On ne choisit pas sa famille

- Bonjour, que puis-je faire pour vous ? - Je voudrais des cousins. Quatre ou cinq cousins. Comprenez, je n'ai pas eu la chance d'en avoir et ça me manque, pour la complicité et tout. - Il y en a un peu plus, ça ira quand même ? - Oui, oui, très bien... ah non, mais celui-là, il est tout petit ! Que voulez-vous que j'en fasse ? - C'est vendu par lots, monsieur. On ne choisit pas sa famille. C'est connu. - On ne choisit pas sa famille ? - Non, monsieur. On choisit ses amis. - Les miens, laissez-moi vous dire que je ne les ai pas vraiment choisis. - C'est votre problème, monsieur. - Tout de même, je trouve qu'on devrait pouvoir choisir sa famille. Après tout, la famille est le fondement de la société. Et qui bien choisit son fondement mieux bâtit sa maison. - Bon. Ok. Je reprends le tout petit. Mais c'était le rigolo de la famille, celui avec lequel vous auriez des souvenirs de bêtises de gosse. Celui qui vous aurait emmené faire les 400 coups. A la place, je peux vous mettre une cousine très religieuse. - Je ne pourrais pas avoir plutôt une cousine un peu... - Un peu... ? - Ben je sais pas, elle aurait deux ans de plus, elle m'aurait appris des gros mots et à cracher et puis elle m'aurait montré ses seins, aussi, quand on était petits et puis on aurait une grande complicité parce qu'elle ne s'entendrait pas trop bien avec ses parents ? - Vous avez vu ça dans un film français ? Non, on n'en fait plus, des comme ça. - Bon ben, je sais pas, mettez-moi quand même le cousin tout petit. - Il vient de partir, monsieur, dans une famille bretonne. - C'est très contrariant. - Oui. - Bon et en beaux-frères, qu'est-ce qu'il vous reste ?

Le 10 décembre 2013 à 09:08

L'Académie française avoue avoir perdu tout contrôle de l'expression "à bon entendeur..."

La langue française nous prouve encore qu’elle n’en fait qu’à sa tête. Plusieurs académiciens prennent la plume aujourd’hui dans une tribune du quotidien Le Monde pour faire part de leur impuissance et annoncent que l’expression « à bon entendeur, salut ! »serait, selon eux, devenue aujourd’hui totalement hors de contrôle. « Nous déplorons la perte de contrôle de la locution depuis plusieurs mois, mais faisons notre possible pour rétablir un contact » déclare René Girard qui occupe son fauteuil d’académicien depuis 2005. Selon lui, une majorité de Français ne comprend plus la nature de cette expression et l’utilise dans un mauvais contexte, « ce qui lui fait perdre systématiquement son sens initial » ajoute-t-il. Une situation ordinaire mais qui dérape. « Parfois, les expressions nous échappent. Souvenez-vous du drame de “C’est que du bonheur !”, il avait alors fallu des mois pour réussir à la ramener dans le droit chemin. » rappelle l’académicien. Et pour les académiciens, il est peut-être encore temps d’éviter un nouveau désastre linguistique. « On se trouve, au jour d’aujourd’hui, en face d’une aberration et d’un non sens total » s’exclame l’académicien qui souhaite s’engager pour une interdiction totale de la locution dans l’attente d’un retour progressif à la normale. L’homme de lettres cite plusieurs exemples très récents comme une petite annonce publiée sur un site spécialisé : « A vendre écran télé led 117cm très bon état. A bon entendeur, salut ! » ou bien un statut sur un réseau social : « Fini les vacances, retour au boulot lundi, à bon entendeur salut ». Les académiciens annoncent être passés aujourd’hui en état d’alerte de niveau 2 pour tenter de reprendre le contrôle sur la locution. Aux dernières nouvelles, elle aurait été aperçue ce matin au bas d’un menu de restaurant, puis en phrase d’accroche dans l’introduction d’une lettre de motivation. « Si nous ne faisons rien, cette expression sera partout, sur toutes les lèvres, dans tous les papiers, manchettes de journaux, on ne fait rien, nous sommes perdus, à bon entendeur… » termine l’académicien. Le Gorafi Photo:iStock/amite   

Le 13 mai 2014 à 08:01

L'amour moins fort que la mort dans 99% des cas

Selon une étude norvégienne publiée ce jour, il semble comme définitivement certain que l’amour est moins fort que la mort. Une constatation inédite qui vient bousculer nombre de croyances et d’idées reçues. Selon ces chercheurs, dans plus de 99% des cas, la cause est la fin de l’activité cardiaque chez le sujet, combinée à un arrêt des fonctions cérébrales. « Dès lors que vous êtes mort, vous ne ressentez rien, vous n’éprouvez plus rien, car vous n’existez plus » explique un chercheur qui a enquêté auprès de 600 personnes qui ont accepté de se prêter à l’expérience. Un panel qui s’est voulu large pour n’exclure personne. « Nous avons fait nos tests sur la communauté hétérosexuelle, homosexuelle, lesbienne, bi, trans, et geek. » souligne l’enquête qui ajoute que « même si certains étaient très très amoureux, ça n’a pas empêché l’inéluctable, c’est tout » . La plupart des personnes décédées ont vu leurs organes se nécroser rapidement, un processus naturel. « Et l’amour n’a pas stoppé ça non plus, alors bon, voilà ». Le chercheur s’étonne qu’une telle croyance se soit autant répandue dans la culture populaire, au mépris même des connaissances médicales et scientifiques. « On ment aux gens, c’est un peu dommage. On leur laisse croire que par delà l’arrêt des fonctions cardiovasculaires, un sentiment serait encore possible. C’est triste » ajoute-t-il. « C’est comme ces chansons qui disent qu’il n’y a pas de montagnes assez grandes, de vallées profondes ou de larges rivières pour être éloigné de l’être aimé ». Selon le chercheur, la géographie peut en fait dans certains cas très précis poser de réels problèmes de logistique quant à la réunion d’un couple. « Et ça peut même vous revenir très cher au bout d’un moment dans une relation ». Moqué sur les réseaux sociaux pour son manque d’empathie, le chercheur se défend et maintient sa version. « Leurs sentiments pour leur prochain les aveuglent face à la triste vérité » lance-t-il sur son blog. Et il annonce son nouveau projet pour les mois à venir « Je veux vérifier cette théorie fumeuse sur le fait que la relation d’un couple pourrait dépendre d’un objet en forme de cadenas accroché à la rambarde d’un pont ».   Le Gorafi

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