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rond point
Publié le 29/09/2010

Espace collabo

 

Cedric Citharel


Ancien militaire, ancien diplomate, j'ai tout plaqué pour devenir écrivain dilettante amateur. Ne disposant ni d’un nom à particule, ni d’ancêtres fameux, ni de diplômes des grandes écoles, je tente de déverser ma prose, ma rancœur et mon optimisme, sur la toile et chez des éditeurs. Las de l’hexagone, je vis maintenant au Mexique d’où je contemple mon pays avec un peu d’espoir et beaucoup d’angoisse.

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Manuel de communication à l'usage des méchants

Leçon 1 : l'oxymore

Parce que les ficelles de la communication ne doivent pas être le seul apanage des institutions, voici quelques astuces à l’usage de ceux qui se retrouvent habituellement du mauvais côté du bâton. 
Au même titre que l’on a remplacé le terme bombardement par celui de frappe chirurgicale, les braqueurs de banques ne commettront plus des vols à main armée mais des cambriolages libératoires de liquidité. Les casseurs se livreront à des lancers de pierres citoyens. Les tueurs en série deviendront des spécialistes en cessation de vie solidaire. Et bien sûr, les terroristes seront requalifiés en combattants de la liberté.

 Espace collabo 
le 16/09/2011
 

Voilà ce que je pense de plus en plus nettement : il faut "aider" les gouvernements, car sans nous ils n'oseront jamais taxer la spéculation financière. Vous avez vu : dès qu'un pays ou un continent décide de s'y mettre, les capitaux le menacent aussitôt de filer ailleurs et les gouvernement téméraires qui avaient osé élever la voix se rétractent comme des escargots touchés par un doigt brûlant.
Mais comment les "aider" ?
Voilà ce que je pense : faisons le siège d'une bourse au moins sur chaque continent. Au pire menaçons d'en faire un barbecue mondial.
Je prédis que les danseurs de la finance, s'ils voient la populace converger vers eux, se diront soudain qu'il vaudrait peut-être mieux prendre un rendez-vous avec les chancelleries pour reparler de cette bonne petite vieille taxe Tobin...
Voilà ce que je pense.
Et soudain, ce matin, sur un mur vitré de République, j'ai vu un signe.
Je l'ai pris en photo pour vous.

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ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point