Extension du domaine du
rond point
Publié le 12/10/2010

Espace collabo

 

Franco Bolli


Courrier interne entre chroniqueurs qui peuvent s'interpeller sur une question, débat interne au sein de la rédaction de ventscontraires.net, question d'Internaute reçue via le lien "contact" du site... le brave Franco Bolli ramasse et file porter le message, c'est lui le facteur véloce qui fait circuler les missives en diagonale. Sur ventscontraires.net pas de tchat ni de FAQ ni de page "liens", etc : le brave toutou se charge de tout.
Partager
a

ventscontraires.net sur votre iPhone ou votre smartphone

Mode d'emploi

Tapez l’adresse www.ventscontraires.net sur le navigateur de votre téléphone et la version mobile se mettra automatiquement en place.
Conservez-la sur votre écran d’accueil de votre iPhone et cette icône s'installera.


 Espace collabo 
le 11/05/2010
 

C’est curieux, chez le président, ce besoin de faire une phrase de ce genre. Cafardée par des élus à la sortie d’une réunion, elle mérite un détour dans le guide des déconnages du quinquennat, quand le chef de l’Etat croit les micros fermés et l’auditoire connivent.
Nous voilà avisés que les « réformes » qu’il compte avoir achevées d’ici le second semestre de l’année prochaine, n’auront été qu’une parenthèse désenchantée. Limite train-train. Mais ce faisant il nous interloque. Qu’a-t-il fait de ses années exécutives, ce Nicolas Sarkozy que l’on croyait animalement politique ? Le bouclier fiscal, ce n’était donc pas de la politique ? De l’humanitaire peut-être ? Le mammouth du public dégraissé, de l’hygiénisme ? Les annonces sécuritaires à répétition, un TOC ? Le débat sur l’identité nationale, un grand café philo ? Pendant tout ce temps il aura donc été au supplice le fils de Pal, avant d’en arriver à ce qui prime pour lui : « faire de la politique », autrement dit le retour au bourre-pifs, ceux de l’opposition s’entend. Du bling-bling, au bing-bing.  
Hélas, la prochaine présidentielle ne doit avoir lieu que les 22 avril et 6 mai 2012 ; il va bien lui falloir, jusque-là, poursuivre le boulot de président « pas politique ». Une suggestion qui arrangerait tout le monde : il démissionne en septembre 2011, et la boîte à gifles est ouverte sans attendre. Rien que du bonheur.
 

 Espace collabo 
le 27/03/2012
 

On m'avait demandé une chronique plus printanière et ça tombait bien, c'était le printemps, comme dans les quatre saisons de Vivaldi mais sans anchois. C'était le printemps, la nature avait rangé son blanc manteau à la cave, les primevères primevaient, les pissenlits se mangeaient en salade, le soleil dardait, les marchands de marronniers préparaient un dossier spécial sur l'heure d'été. Les grandes surfaces tentaient de me faire croire que le temps des asperges était revenu, je me disais qu'il était bien long, le temps des choux rouges. De mon balcon, je voyais le merle moqueur compter les fleurettes de la merlette moqueuse. J'avais une folle envie de folâtrer. Puis soudain, une forte odeur m'uppercuta le nez. L'odeur de la campagne, du champ fraîchement retourné, fraîchement épandu. Ça venait de chez nos français les amis, où avril approchait et où, en prévision, on étalait le lisier au Kärcher. Alors je me dis qu'il ne faisait finalement pas si chaud que ça et je décidai de rester enfermé jusqu'à l'été.

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point